Il renonce à la Coupe du monde pour rejoindre le LOSC : le « fils de… » sera présenté ce lundi à 14h
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Quatorze heures. Au domaine de Luchin, ce lundi 1er juin, Olivier Létang installera face à la presse l’homme qui va incarner le prochain cycle des Dogues. Davide Ancelotti, 36 ans, fils de Carlo.
Un nom qui claque, une lignée qui impressionne — et un choix qui, en réalité, raconte bien plus qu’une simple succession sur un banc.
Une nomination bouclée à toute vitesse
Reprenons le fil. Lundi dernier, le LOSC actait le départ de Bruno Genesio, en fin de contrat et déjà courtisé par l’Olympique de Marseille. Et là, coup de théâtre dans le tempo : 48 heures auront suffi à Létang pour trancher. Tout s’est accéléré ces dernières heures, au point que l’accord avec le technicien italien était bouclé avant même que le départ de son prédécesseur ne soit pleinement digéré.
C’est acté : la présentation officielle se tient cet après-midi à Luchin, là où se jouera dans la foulée tout le volet mercato. Personne, ou presque, ne l’avait vu venir aussi vite.
Le Mondial sacrifié pour les Dogues
Voilà le détail qui change tout. En signant à Lille, Davide Ancelotti tourne le dos à une Coupe du monde. Pas n’importe laquelle : celle qu’il devait vivre aux côtés de son père, sélectionneur du Brésil, du 11 juin au 19 juillet, entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Adjoint de Carlo depuis des années — au PSG, au Bayern, à Naples, à Everton, puis au Real Madrid —, le fils avait rejoint le staff de la Seleção pour préparer le tournoi. Il n’y sera pas. En voilà une nouvelle qui va faire jaser dans le microcosme : à l’heure où la plupart rêveraient de fouler les pelouses d’un Mondial, lui choisit le froid du Nord et la pression d’un premier vrai banc européen.
Ambition démesurée, diront certains. Pari assumé, répondront les autres.
Un profil qui tranche avec Genesio
Sur le fond, le contraste avec Genesio est frappant. Là où le Français reconnaissait volontiers ne pas être à l’aise avec les langues, l’Italien est polyglotte (français compris), ce qui devrait fluidifier d’emblée le dialogue avec le vestiaire lillois. Réputé pour son sang-froid, ses idées offensives et sa proximité avec les joueurs, Ancelotti arrive avec une exigence claire : façonner l’effectif à son image dès cet été.
Et il en aura les moyens. Troisième de Ligue 1, qualifié directement pour la Ligue des champions, le LOSC disposera d’une marge de manœuvre confortable grâce à la manne européenne. Des profils jeunes, capables de presser haut, un collectif plutôt que des individualités… le système se devine déjà.
Le grand saut
Reste l’essentiel. À 36 ans, après un intermède de quelques mois à Botafogo, Davide Ancelotti vit sa première vraie aventure de numéro un dans un grand championnat. L’ombre du père plane, forcément. Mais le verdict, lui, est tombé : c’est à Lille, et c’est maintenant.
Rendez-vous à 14h. La suite s’écrit dès cet après-midi.
