Back to back : « thriller de Budapest », le monde s’incline … ou presque
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Au lendemain du « back to back » européen du PSG face à Arsenal (1-1, 4-3 aux t.a.b.), la presse internationale se déchire : panthéon au sud, amertume outre-Manche.
Même match, deux lectures. Pendant que Paris, Madrid et Rome célébraient un exploit pour l’éternité, l’Angleterre, elle, ruminait. C’est tout le paradoxe de cette finale de Budapest, gagnée par le PSG au bout de la nuit, aux tirs au but. Un sacre qui, selon le pays où on l’observe, prend des couleurs radicalement différentes.
Outre-Manche, la pilule ne passe pas. The Sun a carrément jugé le dénouement « pas juste », tout en s’interrogeant : peut-on mériter le plus grand titre d’Europe avec à peine un quart de la possession ? The Times, lui, a parlé de crève-cœur pour des Gunners trahis par le penalty manqué de Gabriel, après l’ouverture précoce de Kai Havertz. Le fait, brut, reste pourtant historique : Paris devient le deuxième club seulement, après le Real Madrid, à conserver sa couronne depuis 1992.
Au sud, le ton est tout autre. La Gazzetta dello Sport résume l’affaire d’une formule : « le royaume perdure » en saluant la meilleure équipe d’Europe, façonnée à l’image de Luis Enrique. La presse espagnole, elle, place l’Asturien sur un piédestal, aux côtés de Zidane et Guardiola. Côté allemand, on retient surtout le scénario, ce « thriller » tranché aux nerfs. Quant au principal intéressé, fidèle à lui-même, il a balayé le mot « légende » d’un revers de main. En voilà un débat qui n’a pas fini d’agiter les rédactions du Vieux Continent. À suivre.
