Le Mans FC : la folie des abonnements, un mercato malin… et déjà un coup de froid
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Treize mille cinq cents. Le chiffre donne presque le vertige du côté du stade Marie-Marvingt. En bouclant sa campagne d’abonnements 2026-2027, Le Mans FC a pulvérisé tous ses records : 13 500 fidèles pour la saison à venir, contre 3 789 un an plus tôt. Une multiplication par près de quatre. En voilà une nouvelle qui va faire parler dans toute la Sarthe.
Il faut dire que le contexte s’y prête. Après dix-sept ans de traversée du désert, les Sang et Or retrouvent l’élite. Et cette montée, arrachée au forceps lors de l’ultime journée à Bastia, a réveillé une ferveur que la ville n’avait plus connue depuis une éternité. Rarement un promu aura suscité pareil engouement. Le public répond présent. Massivement.
Derrière l’euphorie des tribunes, le club avance ses pions. Méthodiquement. Sur le marché des transferts, tout s’est accéléré ces dernières semaines. Yasser Larouci, latéral gauche international algérien libre après son passage à Troyes, a paraphé un bail de trois saisons — troisième renfort estival d’un effectif taillé pour le maintien. Dans la foulée, les dirigeants ont rapatrié Billal Brahimi (ailier de 26 ans, lui aussi passé par la sélection algérienne). Deux profils d’expérience pour aborder la Ligue 1 sans trembler. Ou presque.
Car le terrain, lui, a déjà remis les pendules à l’heure. Coup de froid samedi dernier à Cholet : pour son entrée en matière estivale, Le Mans s’est incliné (2-3) face au Vendée Foot Club La Roche, promu… en Ligue 3. Sur le papier, la pilule est un peu dure à avaler. Fébriles en première période, les Manceaux ont longtemps couru après le score. Seul motif de satisfaction, ou plutôt seule éclaircie dans la grisaille : la recrue Louis Mafouta a ouvert son compteur. Un galop d’essai manqué, donc. Mais un galop d’essai, rien de plus.
Patrick Videira le sait mieux que quiconque. Sept semaines de travail, six matchs amicaux au programme : de quoi corriger le tir avant le grand saut. Le premier rendez-vous dans l’élite est déjà coché en rouge — réception de Brest, le week-end des 22 et 23 août, dans un Marie-Marvingt qui s’annonce plein à craquer.
Reste que cet été n’aura pas été qu’une affaire de recrues et de ballons. Mi-juin, le club a refermé un chapitre de son histoire avec le départ de Thierry Gomez, président depuis 2016. Dix ans aux commandes, une remontée dans l’élite en guise de bouquet final. Le symbole est fort.
Alors oui, ce premier faux pas laisse un arrière-goût amer. Mais à voir les tribunes se garnir et l’effectif se structurer, difficile de bouder son plaisir dans la Sarthe. Le Mans est de retour parmi les grands. Au vestiaire, désormais, de transformer l’engouement populaire en points. Le compte à rebours est lancé.
