Guardiola sélectionneur de la Squadra Azzurra : l’Italie a-t-elle raison d’y croire ?
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À Rome, certains n’osaient même plus y croire. Trop gros, trop cher, trop loin. Et puis, coup de théâtre : le nom de Pep Guardiola s’est invité pour de bon dans les couloirs de la Fédération italienne de football.
Tout est parti d’un contexte que les tifosi aimeraient oublier au plus vite. Éliminée lors des barrages sur la route de la Coupe du monde 2026, l’Italie devait se réinventer. Vite. Il lui fallait un homme fort, un projet, une étincelle — bref, quelqu’un capable de refaire vibrer un pays orphelin de ses grandes soirées européennes.
Entouré de Paolo Maldini et Leonardo, le président de la FIGC Giovanni Malago a osé viser très haut. Ou plutôt, il a osé rêver tout haut. Libre depuis la fin de son histoire avec Manchester City cet été, le technicien catalan (l’un des CV les plus prestigieux du banc de touche) figure en tête d’une liste que personne n’aurait imaginée il y a encore quelques mois.
Malago confirme un dialogue bien réel
Selon les propos tenus par le dirigeant italien lors de l’émission Vivavoce, les discussions ne relèvent pas du fantasme. « Il y a des aspects financiers et budgétaires à prendre en compte, et dire qu’il faut serrer les dents relève de l’euphémisme », a-t-il d’emblée nuancé. Le patron du football transalpin, 67 ans, n’a rien caché : des exceptions ont été envisagées. Pour un profil comme celui de Guardiola, on devine sans peine lesquelles.
Le dirigeant a toutefois gardé les pieds sur terre. « Des exceptions pour des raisons évidentes que je ne vais pas détailler ici. Rien ne dit pour autant que cette affaire aboutira. J’estimais malgré tout juste et important d’ouvrir un dialogue, puis de le maintenir », a-t-il glissé. Traduction : la porte est entrouverte, sans plus.
En voilà une nouvelle qui va faire jaser dans les travées de la Botte. Car derrière l’enthousiasme, la réalité comptable rappelle vite tout le monde à l’ordre. Convaincre l’un des entraîneurs les mieux payés de la planète tient du numéro d’équilibriste, et Malago le sait mieux que quiconque.
Mancini et Pirlo toujours dans la boucle
C’est précisément pour cette raison que la Nazionale se garde bien de tout miser sur une seule carte. Roberto Mancini, revenant possible sur le banc azzurro, et Andrea Pirlo restent dans la discussion. « Ce n’est en aucun cas un manque de respect envers les autres candidats, car des échanges ont déjà été amorcés avec eux », a insisté le président. Le club des prétendants ne se limite d’ailleurs pas à ce trio : tous, en revanche, cochent les cases d’un profil bien précis.
Reste qu’un nom continue de flotter au-dessus de tous les autres dans l’esprit des dirigeants. Guardiola, encore et toujours. Le fantasme absolu.
Le feuilleton, lui, ne fait que commencer. Entre séduction sportive et casse-tête financier, l’Italie sait qu’elle joue gros. Un pari audacieux, forcément risqué. Mais les plus belles histoires ne naissent-elles pas, justement, des rêves les plus déraisonnables ?
