Mercato OM : l’axe Marseille-Juventus se réchauffe, et Emerson Palmieri se retrouve au cœur du jeu
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Tout part d’un coup de fil. Ou plutôt, d’une relation patiemment entretenue entre deux directions qui se parlent désormais sans détour. Entre l’Olympique de Marseille et la Juventus Turin, le courant passe — et cet été, ce lien pourrait bien rebattre les cartes d’un mercato déjà sous haute tension sur la Canebière.
Le contexte, d’abord, parce qu’il explique tout. À quelques semaines de son passage devant la DNCG, l’OM doit vendre. Vite, et bien. La direction marseillaise sait qu’elle devra présenter des garanties solides pour assainir un bilan 2025-2026 dans le rouge. Dans ce climat, voir Turin frapper à la porte relève presque du timing parfait.
C’est acté : les deux clubs entretiennent des rapports cordiaux, le genre de connivence qui facilite les dossiers quand l’heure des négociations sonne. Et les dés sont jetés plus tôt que prévu. Tout s’est accéléré ces dernières heures autour d’un nom : Emerson Palmieri.
Spalletti pousse pour Emerson
Le latéral italo-brésilien, lié à l’OM, intéresserait de près la Vieille Dame. Selon les informations qui circulent, la Juventus se serait positionnée sur le joueur à la demande directe de Luciano Spalletti. Le technicien transalpin, fidèle à sa méthode, souhaite s’entourer de profils qu’il connaît déjà sur le bout des doigts — et Emerson coche cette case.
En voilà une nouvelle qui va faire du bruit du côté de la Commanderie. Car un départ vers l’Italie, à supposer qu’il se concrétise, soulagerait mécaniquement la masse salariale marseillaise tout en générant la liquidité tant recherchée. Un coup de maître. Ou presque. Tout dépendra du montant, et là, le bras de fer ne fait que commencer.
Un axe qui pourrait fonctionner dans les deux sens
Mais réduire cet axe Marseille-Turin à un simple transfert sortant serait une erreur. La force de ce type de relation, c’est précisément sa réversibilité : ce qui se construit aujourd’hui dans un sens peut servir demain dans l’autre. Des joueurs en fin de cycle à Turin, des prêts, des opportunités de marché — les passerelles sont nombreuses entre deux clubs qui cherchent, chacun à sa manière, à se réinventer.
Le feuilleton ne fait que démarrer, et il promet déjà son lot de rebondissements. Côté phocéen, on observe, on calcule, on négocie. Grégory Lorenzi, fraîchement installé à la direction sportive, hérite d’un dossier brûlant qui mêle impératifs comptables et ambitions sportives. Pas simple.
Un été décisif
Reste une certitude. Ce mercato sera celui de tous les arbitrages pour l’OM, et l’éventualité d’un deal avec la Juventus s’inscrit pleinement dans cette logique de ventes ciblées avant la fin juin. Le vestiaire, lui, va forcément en parler.
Marseille tient peut-être là une partie de la solution à son équation estivale. Reste à transformer l’essai. Affaire à suivre, donc — de très près.
