Un roc colombien et un latéral américain dans le viseur — le Stade Rennais redessine son arrière-garde
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C’est souvent là que se gagnent les saisons. Pas sur les coups d’éclat offensifs, mais dans la solidité d’un bloc. Et à Rennes, le chantier défensif est devenu la grande priorité de l’été.
Le départ de Jérémy Jacquet, vendu à Liverpool, a laissé un trou dans la charnière. Un trou que Franck Haise entend combler vite, et bien. Reste à trouver le bon profil.
Le nom qui revient avec le plus d’insistance ? Yerson Mosquera. Selon Ouest-France, le défenseur central colombien de Wolverhampton séduit fortement la direction rouge et noir. L’intéressé n’a rien d’un inconnu : il a disputé 27 matchs de Premier League la saison passée, un argument de poids pour un club qui réclame du vécu dans son axe. Petit bémol, toutefois — et il est de taille. Lié aux Wolves jusqu’en juin 2030, le Colombien ne partira pas pour une bouchée de pain. Rennes devra sortir le chéquier. La piste est ouverte ; elle est aussi coûteuse.
Mosquera n’est d’ailleurs pas la seule option à l’étude. Charlie Cresswell, révélé à Toulouse, figure lui aussi sur les tablettes bretonnes. Mais le dossier a pris une dimension européenne — Crystal Palace, désormais dirigé par Pierre Sage, serait également dans la course — et la concurrence s’annonce rude.
Côté couloir droit, place à une surprise. Tout s’est accéléré ces dernières heures autour de Bryan Reynolds. L’Américain de 25 ans (7 sélections), aujourd’hui à Westerlo après un passage par l’AS Roma, avance dans le bon sens : selon L’Équipe, un transfert de l’ordre de 4 millions d’euros se dessine. Un profil atypique, ou plutôt inattendu en Bretagne, mais qui colle aux besoins d’un poste laissé en jachère. Reynolds devrait trancher prochainement.
Et puis il y a le gardien de but, lui, déjà réglé. C’est acté : Nicolas Lemaître débarque de Troyes. Champion de Ligue 2, l’ancien portier de l’ESTAC s’est engagé jusqu’en 2028 pour épauler Brice Samba dans la hiérarchie. Une doublure d’expérience, signée sans tambour ni trompette, qui libère au passage le jeune Mathys Silistrie — lequel sera prêté afin d’engranger du temps de jeu ailleurs.
Trois dossiers, trois logiques. Un cadre confirmé pour la cage, un pari malin sur le flanc droit, une cible plus onéreuse au cœur de la défense. En filigrane, une même obsession : offrir à Haise un groupe taillé pour l’Europe dès la reprise.
Car Rennes ne joue pas petit bras cet été. Sixième la saison dernière, qualifié pour la coupe d’Europe, le club breton veut consolider plutôt que rafistoler. La méthode, on la connaît : agir tôt, verrouiller les postes clés, ne rien laisser au hasard. Les premières recrues — Thomasson, Soumaré, Oliveira — ont donné le ton. La suite se joue maintenant, sur les lignes arrières.
Reste à transformer les intentions en signatures. Le marché, lui, n’attend pas. Et à ce rythme, le vestiaire rennais pourrait bien afficher complet avant même les premières chaleurs de juillet.
