Manchester City fond sur un gardien français de 18 ans : Chabot bientôt à l’Etihad

Il y a des recrues qui font la une, et d’autres qui se glissent en coulisses. Max-Edgar Chabot appartient à la seconde catégorie. Un nom que peu connaissent hors des travées d’Angers, et qui pourrait pourtant, d’ici quelques jours, apparaître sur les registres de Manchester City.
Selon les informations du Parisien, relayées outre-Manche par Sport Witness, le transfert du jeune gardien vers le club anglais pourrait se finaliser « dans les prochains jours ». Rien n’est encore signé, entendons-nous bien. Mais les discussions avancent bien, et l’issue paraît favorable. C’est acté, ou en tout cas ça en prend le chemin.
Le fruit d’une prospection méthodique
Ce que raconte ce dossier, c’est surtout la méthode. City n’a pas déniché Chabot par hasard. Le club anglais écume le marché français avec une régularité de métronome — et le portier angevin est ressorti de ce passage au crible. Le Parisien évoque d’ailleurs un repérage effectué lors de cette exploration systématique de l’Hexagone.
À 18 ans, le garçon ne débarquera pas pour bousculer la hiérarchie. Gianluigi Donnarumma tient les cages de l’Etihad, et Maresca ne va pas confier ses buts à un gamin fraîchement arrivé de Ligue 1. Chabot devrait donc commencer par l’équipe des jeunes. Le temps d’apprendre, de mûrir, de s’acclimater à un football qui n’a rien de commun avec celui qu’il connaît.
Une razzia française qui ne dit pas son nom
Chabot n’est pas un cas isolé. C’est là que l’affaire prend une autre dimension. Depuis plusieurs semaines, City multiplie les pistes tricolores. Ayyoub Bouaddi, le jeune milieu lillois auteur d’un Mondial remarqué avec le Maroc, figure en haut de la liste des Citizens. D’autres noms circulent. Un schéma se dessine, limpide : le champion d’Angleterre veut capter les meilleurs jeunes formés en France avant qu’ils n’explosent aux yeux de tous.
Rien de nouveau, dira-t-on. City a déjà pioché chez nous — Aït-Nouri, Cherki, la liste s’allonge. Mais l’intensité de la démarche, cet été, interpelle. Le club a investi 116 millions pour Elliot Anderson et cherche encore à étoffer son entrejeu. Les moyens sont là. La stratégie aussi.
Angers face à un dilemme
Pour le club de la Maine, la question se pose différemment. Voir partir l’un de ses jeunes espoirs vers un géant européen, c’est à la fois une fierté et un crève-cœur. Une plus-value assurée, une vitrine flatteuse — mais un talent maison qui s’envole avant d’avoir vraiment éclos sous ses couleurs.
Le feuilleton n’est pas tout à fait terminé. Un accord de principe ne fait pas un contrat, et le mercato garde toujours quelques cartouches en réserve. Reste que, sauf retournement de dernière minute, Max-Edgar Chabot devrait poursuivre sa carrière en Angleterre.
Un pari sur l’avenir, comme City sait si bien les faire. Le genre de coup discret dont on reparle, parfois, quelques saisons plus tard. Personne, ou presque, ne l’avait vu venir.
