Les premiers mots de Bruno Genesio en tant que coach de Marseille
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Présentés ce mercredi au centre RLD, le nouvel entraîneur marseillais et son directeur sportif ont dessiné les contours d’un OM sous contrainte. Ambitieux sur le papier, contraint dans les faits.
Trente ans que le club est remonté en D1 avec les Minots. Bruno Genesio l’a rappelé lui-même, presque comme une carte de visite, pour expliquer pourquoi Marseille lui a paru une évidence. « Le choix de Marseille m’a paru complètement naturel », a lâché le technicien lyonnais, installé aux côtés de Stéphane Richard et de Grégory Lorenzi pour sa première sortie médiatique.
« Je savais qu’on allait devoir vendre des joueurs »
Pas de langue de bois sur l’essentiel. Genesio a signé en sachant exactement ce qui l’attendait. « J’étais au courant de ce qu’il se passait quand j’ai signé. J’étais au courant qu’on allait devoir vendre des joueurs. Tout le monde a été honnête et clair avec moi », a-t-il assuré, avant de nuancer : les contraintes n’effacent pas l’ambition, elles la déplacent. « Dans le football, le plus fort ne gagne pas toujours. »
Sur le style, l’ancien coach de Lyon, Rennes et Lille assume l’étiquette. « On me classe comme pragmatique, c’est vrai, mais ce n’est pas une critique. » Sa promesse : une équipe active, qui joue haut, qui presse haut. Et une méthode à contre-courant de ce que le Vélodrome attend parfois. « On a dit qu’il fallait de la folie pour entraîner l’OM, mais je ne crois pas. Il faut rester calme. » Un calme, a-t-il précisé, qui peut mener à la tempête.
Greenwood, le règlement de comptes
Le passage le plus tendu, c’est Lorenzi qui l’a assuré. Vendu 39 millions d’euros au Fenerbahçe — un montant jugé bien en deçà de sa valeur supposée par une partie du peuple marseillais —, Mason Greenwood a quitté la Canebière sans que le club s’y oppose. Et le nouveau directeur sportif n’a rien lâché sur le sujet.
« Les clubs n’ont pas frappé à notre porte pour acheter Mason Greenwood. Entre l’idée de vendre un joueur à 80-100 millions et la réalité économique, le marché a décidé qu’il ne les valait pas. » Le tacle est appuyé, la conclusion sans appel : « Un joueur qui ne veut pas porter le maillot de l’OM avec l’état d’esprit qu’on voulait, on ne va pas forcer pour le garder. » La pilule sera dure à avaler pour les supporters du Vélodrome. Le vestiaire, lui, en parlera sûrement.
Autre clarification, sèche : Medhi Benatia n’a plus aucun rôle au club. « Il n’est plus sous contrat », a coupé Lorenzi, démentant les rumeurs d’une influence officieuse.
La DNCG en toile de fond
Reste l’équation financière, celle que Stéphane Richard n’a pas cherché à maquiller. « J’ai trouvé une situation délicate et difficile sur le plan économique. » Lorenzi a chiffré l’urgence à sa manière : « On a fait des promesses à la DNCG et à l’UEFA. Oui, on doit vendre des joueurs. »
Objectif affiché malgré tout : les places européennes. Rendez-vous le 21 août au Vélodrome, face à Strasbourg.
