OM : Aubameyang et Rulli sont à vendre, le rubicon est franchi !
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À Marseille, l’été ne rime décidément pas avec repos.
Plombé par des comptes qu’il faut absolument rééquilibrer, l’OM s’est lancé dans une vaste opération dégraissage. Et dans ce club où la formule est connue — personne n’est vraiment intransférable —, deux noms reviennent avec insistance : Geronimo Rulli et Pierre-Emerick Aubameyang.
Deux cadres, deux profils, deux logiques. Mais un seul et même objectif côté direction : renflouer les caisses avant de boucler le mercato estival. Selon nos informations, recoupées avec la presse spécialisée, le club phocéen a tranché et posé un tarif sur chacun de ses deux vétérans.
Rulli, Boca en embuscade
Le portier argentin, 34 ans, vit une période charnière. Actuellement avec l’Albiceleste à la Coupe du monde, il sort d’une deuxième saison éreintante et nettement moins convaincante du côté de la Canebière. La direction aimerait le conserver — du moins sur le papier. Reste que sa marge de manœuvre, vu l’état des finances olympiennes, est plus que réduite.
Et voilà qu’un prétendant débarque. D’après plusieurs médias argentins, à commencer par TyC Sports, Boca Juniors aurait fait du gardien sa priorité absolue. Sondé, l’intéressé n’aurait d’ailleurs pas claqué la porte au club xeneize. Pour autant, rien n’est encore bouclé. Une autre piste existe : aller au bout de son bail, qui court jusqu’en 2027, puis filer libre à Estudiantes, le club de sa ville natale. En attendant que le feuilleton trouve son épilogue, l’OM a affiché ses prétentions : 9 millions d’euros.
Aubameyang, la porte grande ouverte
Le cas du Gabonais, lui, obéit à une tout autre arithmétique. Quatorze buts en 41 matchs toutes compétitions confondues : la saison n’a rien de honteux. Mais elle reste loin du flamboyant premier passage (30 réalisations en 51 rencontres en 2023-2024). Surtout — et c’est là que le bât blesse — son salaire pèse lourd, très lourd, sur la masse salariale.
Du coup, à un an du terme de son contrat, les dirigeants veulent lui trouver une sortie dès cet été. Le prix ? Étonnamment modeste. La Provence évoque 1,5 million d’euros seulement pour libérer l’avant-centre. Un montant volontairement plancher, pensé pour fluidifier le départ, récupérer quelques liquidités et, surtout, économiser environ 4,5 M€ de salaires. Une opération comptable. Ou plutôt un calcul froid de gestionnaire.
Les courtisans, eux, ne manquent pas. En Turquie, Fenerbahçe, Besiktas, Trabzonspor et même Çorum se sont renseignés. Des écuries espagnoles, italiennes et américaines auraient elles aussi pris la température.
Reste désormais à transformer l’essai. Fixer un prix, c’est une chose ; trouver preneur au bon tarif en est une autre. À Marseille, on connaît la musique : entre l’intention affichée et la signature finale, il y a parfois un monde. Le vestiaire, lui, devrait suivre ces deux dossiers de très près.
