Syndrome du bébé secoué : 200 cas par an
Il y a 4 jours, un jeune père de famille a été condamné à 5 ans de prison avec sursis pour avoir « secoué » son bébé qui est aujourd’hui lourdement handicapé. Quelques jours auparavant, un autre père de famille a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle pour avoir secoué mortellement un de ses jumeaux âgé de 2 mois. Deux cas qui ne sont pas isolés : chaque année, 200 enfants de moins d’un an sont victimes du syndrome du bébé secoué.
Les enfants sans séquelles sont minoritaires
Le Syndrome du bébé secoué (SBS) est une forme de traumatisme crânien infligé par secouement. Les secousses en cause sont toujours violentes, produites le plus souvent par une saisie manuelle du thorax du bébé
sous les aisselles. Les décélérations brutales de la tête sont responsables d’un ballottement du cerveau dans la boîte crânienne et de l’arrachement de certaines veines qui irriguent le cerveau.
Les séquelles sont importantes : diverses formes de handicap ou décès. « Certaines séquelles peuvent n’apparaître qu’à distance par défaut d’apprentissage. Mais les enfants sans séquelles sont minoritaires » souligne la Haute autorité de santé qui a émis des recommandations en 2017.
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