Santiago Castro à la Roma : « c’était décidé dès le premier contact »
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L’attaquant argentin est officiellement giallorosso. Et à en croire ses premiers mots, la question ne s’est jamais vraiment posée. Un transfert bouclé sans bataille, dans un été où la Serie A n’en a pas offert beaucoup.
Il y a des transferts qui s’étirent sur six semaines, avec offres refusées, contre-offres, communiqués passifs-agressifs et agents qui parlent à trois journaux différents. Et puis il y a celui-ci.
Santiago Castro a signé à l’AS Rome. Interrogé par les canaux officiels du club, l’Argentin a expliqué qu’il avait voulu venir dès le premier instant, qu’il avait échangé avec le directeur sportif sur le rôle qu’on attendait de lui, et que sa décision était prise dès le tout premier contact. Voilà. Pas de suspense, pas de feuilleton.
Un profil qui correspond au besoin
Le dossier est bouclé, et il répond à une logique simple. L’attaquant, passé par Bologne où il s’est révélé au niveau de la Serie A, arrive dans la capitale avec un statut clair : celui d’un joueur de vingt-deux ans à qui l’on confie une place, pas une chance.
Ce qui plaît chez lui ? La polyvalence offensive, d’abord — capable d’évoluer en pointe comme en soutien. Le travail défensif, ensuite, une denrée que les entraîneurs italiens négocient rarement. Et une marge de progression que son âge rend crédible.
Rarement un attaquant argentin aura mis aussi peu de temps à convaincre un club romain de miser sur lui.
Ce que ça dit de la Roma
La méthode giallorossa a changé, et ce transfert en est une illustration nette. Fini les paris sur des trentenaires en fin de cycle payés au nom du prestige ; place à des joueurs jeunes, valorisables, achetés sur le marché intérieur où la Roma dispose d’un vrai réseau.
Rester en Serie A pour recruter présente d’ailleurs un avantage sous-estimé : zéro temps d’adaptation. Castro connaît le championnat, ses rythmes, ses arbitrages, ses pièges tactiques. Il sera opérationnel dès la première journée — ce qui, dans un calendrier où les points se perdent en août, n’a rien d’anecdotique.
Un été italien étrangement calme
Le marché transalpin, cette saison, ressemble à un exercice d’équilibriste. Les clubs vendent pour se conformer aux contraintes de gestion, achètent jeune, et multiplient les prêts avec obligation d’achat pour lisser les charges.
La Juventus vient ainsi de s’offrir Kerim Alajbegović à Leverkusen pour un montant pouvant grimper jusqu’à 35 millions d’euros. L’Inter a récupéré John Stones libre de tout contrat. Et Randal Kolo Muani se rapproche de Turin, avec une échéance fixée au 2 août par les deux clubs.
Des mouvements de fond, pas de coups d’éclat. La Serie A ne joue plus à ce jeu-là.
Pour Castro, l’enjeu est ailleurs. Il ne s’agit plus de confirmer qu’il a le niveau — Bologne a répondu à cette question. Il s’agit de le tenir dans un club où la pression du Stadio Olimpico se mesure autrement.
Le vestiaire romain, lui, a de quoi être curieux.
