Relancer son métabolisme pour brûler des graisses
Notre « machine à brûler » se découpe en quatre strates, à la fois bien distinctes et imbriquées. Le métabolisme au repos (BMR), directement lié au taux métabolique au repos (RMR), correspond à la quantité incompressible de calories que notre corps doit brûler pour nous maintenir en vie. Le métabolisme postprandial, ou effet thermique des aliments (TEF), correspond aux calories éliminées pour digérer ce qu’on vient de manger. Les aliments ne se transforment pas en énergie ou en nutriments par magie, l’organisme doit accomplir des opérations pour cela, et elles ont un coût énergétique. Ainsi, il brûle bien plus de calories pour assimiler les protéines que les glucides ou les lipides.
Réactiver un système qui rame
Restent la thermogenèse non liée aux activités sportives (NEAT) – jardiner, faire quelques pas, battre des blancs en neige… – et celle liée au sport. Il est possible d’agir sur l’ensemble de ces facteurs pour faire bouger les lignes métaboliques. Le métabolisme dépend de l’âge, du sexe, de la masse maigre (quantité de muscles), des gènes, du sommeil, du microbiote intestinal… Il suffit que vous ayez suivi des régimes peu caloriques (ou farfelus), souvent depuis des années, et/ou abandonné le sport pour le voir passer en mode « économie d’énergie » : vous avez beau marcher, il ne se passe rien ; manger peu, le moindre quartier de clémentine semble se stocker dans un nouveau bourrelet. C’est comme si tout s’était bloqué et vous rêvez d’appuyer sur un bouton « reset » pour redémarrer ce système qui rame. Or ce bouton existe, il ne tient qu’à vous de l’actionner. Il suffit de mettre en place, du matin au soir, des routines simples qui brûleront davantage de calories et étonneront votre métabolisme, routinier et tournant systématiquement à l’économie. Puisqu’il est dispendieux de produire de l’énergie, si l’organisme peut l’éviter, il ne s’en prive pas. Sortez-le de sa torpeur en suivant les pistes qu’on vous propose.
Diversifier son microbiote intestinal
À faire
On alimente les bonnes bactéries en denrées fermentées (peu sucrées : attention aux yaourts aux fruits du commerce, par exemple !) et en prébiotiques (super-fibres de poire, pomme, banane, asperge, poireau, cœur d’artichaut… ou super-polyphénols). On favorisera ainsi une flore intestinale brûle-graisses et anti-inflammatoire.
À proscrire
Le sucre, les édulcorants intenses type aspartame, l’excès de gras et autres aliments industriels, qui nourrissent les bactéries « grossissantes » du côlon : on n’en veut pas !
Consommer plus de protéines et de fibres…
Et moins d’aliments transformés. Le TEF (dépense calorique liée à l’alimentation) varie de 10 à 25 %, principalement selon nos choix alimentaires.
À faire
Privilégier les aliments riches en protéines et en fibres car ils « font brûler ». Œuf, blanc de poulet, steak, cannelle, haricot, céleri, cresson, artichaut, poire…
une palette de champions est à notre disposition ! Autre chose : un repas composé d’aliments naturels et bruts sollicite davantage le métabolisme (+ 47 % !) qu’un repas constitué de produits transformés « industriels ». C’est que, par principe, ces derniers sont plus faciles à assimiler, une partie du « travail » […..]

