Quoi de neuf pour venir à bout des pellicules ?
On le sait, la survenue de pellicules correspond à une accélération du renouvellement cellulaire. Celui-ci entraîne une desquamation excessive du cuir chevelu, accompagnée de démangeaisons et de tiraillements. Les études récentes du microbiome du cuir chevelu ont par ailleurs montré que les pellicules apparaissent lorsque celui-ci connaît un déséquilibre : le champignon Malassezia devient alors trop abondant.
Autre facteur, souvent génétique, la présence d’un sébum qui contient moins de squalane et davantage de corps gras. Cette composition particulière favorise le déséquilibre. Car » le Malassezia se nourrit de sébum. Il va alors proliférer dans ce milieu et le dégrader. Avec pour conséquence une inflammation, responsable d’irritations et de démangeaisons, bien désagréables. De surcroît, on assiste à une accélération du renouvellement cellulaire, qui passe de 28 jours à environ 15 jours dans les cas les plus légers, ou, en cas de dermite séborrhéique (pellicules grasses), à une dizaine de jours », explique Virginie Rasmont, directrice scientifique de Dercos.
Un dérèglement hormonal, un cuir chevelu gras, des causes psychologiques (stress, fatigue) ou liées à l’environnement (pollution, produits capillaires inadaptés ou irritants, alimentation déséquilibrée, alcool, humidité ou froid, port d’un casque ou d’un bonnet) accentuent largement ce processus.
La réponse du pharmacien
Lorsque le Malassezia prolifère, il engendre une altération de la fonction barrière de la peau du cuir chevelu, explique Sabrina Maudry, Dr en pharmacie et directrice de la formation de la marque Phyto. C’est pourquoi il faut utiliser en traitement d’attaque un shampooing doté d’un actif antifongique (piroctone olamine, pyrithione de zinc) contre le champignon Malassezia. Il contient aussi souvent un actif kératolytique, comme les acides de fruits, ou de l’acide salicylique pour faciliter l’élimination des squames. Il est souhaitable d’alterner avec un shampooing rééquilibrant qui prend soin du microbiome et renforce la fonction barrière, grâce à des pré-et probiotiques.
On peut également, une fois par semaine, utiliser soit un gommage spécifique pour le cuir chevelu afin de décoller les squames, soit un complexe aux huiles essentielles (tea tree, eucalyptus, cèdre, orange ou pamplemousse), qui va avoir la même action avec, en plus, des vertus assainissantes. « La première semaine de traitement, il est normal d’avoir l’impression d’une recrudescence des pellicules, précise l’experte. C’est parce qu’elles se détachent en plus grand nombre. « Le phénomène se régule ensuite et les résultats apparaissent après deux semaines environ. »
La réponse de la naturopathe
Les pellicules sont en lien direct avec certains organes, comme les poumons et le gros intestin, explique Nathalie Sacreste, naturopathe. Pour les éviter, il faut d’une part bien oxygéner son cuir chevelu et donc, bien dormir ; d’autre part, modifier son alimentation, en réduisant sucres, laitages et aliments gras.
Il peut être intéressant de faire une cure d’oligo-éléments comme le potassium, le sélénium ou le magnésium, mais aussi de zinc et de soufre pour leur action antiséborrhée. En compléments alimentaires, choisir du zinc picolinate (Solgar), très biodisponible. Recommandés également, tous les aliments contenant des vitamines du […..]

