Qui sera encore confiné après le 11 mai ?
Le président Emmanuel Macron l’a annoncé : le confinement (qui a lieu en France depuis le 17 mars 2020) sera prolongé jusqu’au 11 mai 2020. À partir de cette date, un déconfinement progressif sera mis en place afin de retourner « par étapes » à une vie normale…
Oui, mais voilà : le Pr. Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique chargé de conseiller la présidence au sujet de l’épidémie de coronavirus, estime qu’après le 11 mai 2020, « 18 millions de personnes en France » devront rester confinées.
En effet, ces personnes « à risque » resteront susceptibles de « développer une forme grave » du Covid-19. Rester confiné, oui, mais pour combien de temps ? « Pour combien de temps, je ne sais pas. En attendant peut-être un médicament préventif« .
Les personnes de plus de 65 ans devront rester confinées
Première catégorie de population concernée par ce confinement prolongé au-delà du 11 mai 2020 : les personnes de plus de 65 ans. En effet : les seniors sont particulièrement sensibles à cette épidémie puisque, selon les données chinoises, environ 30 % des personnes touchées entre 60 et 80 ans décèdent à cause du virus – contre 12,8 % entre 49 ans et 60 ans.
Dans un entretien accordé au journal allemand Bild, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a même évoqué un confinement « jusqu’à la fin de l’année » pour les personnes de plus de 65-70 ans. Une proposition vivement contestée en France, notamment par l’Union nationale des retraités et personnes âgées.
Confinement prolongé : les pathologies chroniques aussi concernées
Après le 11 mai 2020, les personnes souffrant de pathologies chroniques (diabète, hypertension artérielle, asthme, BPCO ou insuffisance rénale, par exemple) devront également s’efforcer de rester confinées. Idem pour les personnes « ayant des affections de longue durée » (ALD) comme un cancer, une cirrhose hépatique ou encore des antécédents d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie.
Le Pr. Jean-François Delfraissy mentionne également les « sujets jeunes ayant une pathologie mais aussi obèses puisqu’il s’agit d’un facteur de gravité pour les formes sévères » de la maladie Covid-19.
À savoir. La liste des personnes « à risque » par rapport à l’épidémie de coronavirus est disponible sur le site web du Ministère de la Santé. Cette liste mentionne également les femmes enceintes à partir du 3ème trimestre de grossesse et les personnes en situation d’immunodépression (VIH, greffés, hémopathies…).
Source : Public Sénat
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