L’utilisation intelligente de la data et de l’IoT au service de l’écologie
Airparif [1] soulignait en mars dernier que les mesures de confinement avaient fait drastiquement chuter la pollution en Île-de-France. Néanmoins, et comme le souligne Karine Léger, directrice générale de Airparif, ces bons résultats sont à prendre avec des pincettes. En effet, si certains rejettent la faute de la pollution sur l’utilisation de la voiture, il ne faut pas oublier que la météo favorise la dispersion des particules fines, que le poids qu’ont les activités industrielles ainsi que le chauffage des foyers, dans la région la plus peuplée de France, influent aussi sur la qualité de l’air.
Plus généralement, le réchauffement climatique amène d’autres réflexions. D’un côté, l’Occident fait face à cette problématique pour tenter une diminution de son empreinte carbone, tandis que les pays en développement s’industrialisent de plus en plus. Face à cette urgence climatique, énormément d’entreprises ont entamé leur mue écologique. Certaines méthodes, parfois qualifiées de « greenwashing [2] », sont tout de même la preuve que l’urgence climatique est désormais devenue une réalité pour tous, mais que les solutions miracles n’existent pas, surtout lorsque les activités humaines fonctionnent normalement.
Le pragmatisme écologique possible grâce à l’IoT
L’ère numérique pourrait néanmoins apporter certaines réponses, notamment grâce à l’avènement des technologies comme l’IoT qui permettent de collecter de précieuses données en temps réel et en tout lieu. Grâce à ces données, des décisions peuvent alors être prises, dans le but de réduire au minimum l’utilisation des ressources et le gaspillage.
L’IoT permet d’adopter une approche constructive de la transition écologique. Elle éloigne de ces analyses l’idéologie qui prône un changement radical et impossible à réaliser. En effet, ce « big bang » écologique ne peut pas avoir lieu, car il obligerait des industries entières à revoir l’intégralité de leur fonctionnement du jour au lendemain. Le développement de la voiture hybride en est un exemple criant, puisqu’il s’agit d’une évolution progressive à la fois industrielle, politique et surtout de marché. En termes de durabilité du projet, la data fournit des informations quant à l’utilisation des véhicules, afin d’ajuster des éléments comme son amélioration technique, sa consommation voire son design. A termes, cela permet de minimiser l’impact environnemental.
A Paris, la RATP a lancé en novembre 2019 son premier accélérateur de start-up dédié aux nouvelles mobilités et au « mieux vivre » en ville. Six start-up ont été sélectionnées en février 2020 pour répondre à deux problématiques principales (et réparties à travers six catégories) : améliorer l’expérience client et optimiser la qualité de l’air sur le réseau. En plus de l’achat de 800 bus électriques par la région Île-de-France, ce sont des projets qui prouvent que les nouvelles technologies sont au cœur de la question fondamentale du changement environnemental.
La nécessité de forger une alliance verte
Aucune entreprise n’a les moyens de fournir une solution unique qui répondrait à tous les besoins numériques. Un réseau IoT bien diversifié pourrait cependant aider à aller dans ce sens. C’est d’ailleurs le type de stratégie industrielle dans lequel l’Union européenne excelle : une collaboration au plus haut niveau, combinée à des solutions […..]
Source:: L’utilisation intelligente de la data et de l’IoT au service de l’écologie

