Les bons réflexes nutri anti somnolence au volant
Ce que l’on mange rejaillit sur notre santé, notre bien-être mais aussi notre comportement au volant. Plus précisément ce qu’on met dans notre assiette influe directement sur notre tendance à somnoler ou non au volant, pointe l’assureur Attitude Prévention dans sa dernière étude « Bien manger pour mieux conduire ». Alors que la somnolence est la première cause de mortalité sur l’autoroute, l’étude donne la mesure de l’importance d’une alimentation équilibrée pour rester vigilant et limiter les risques d’accident.
La somnolence se traduit par des périodes de micro-sommeil de 1 à 4 secondes. Or, 4 secondes, c’est 150 mètres parcourus si on roule à 130km/h selon l’IFSTAR (Institut Français des Sciences et Technologie des Transports), cité par Attitude Prévention.
L’étude a été menée avec le docteur Frédéric Saldmann, cardiologue et nutritionniste, et le professeur Fabrice Bonnet, médecin endocrinologue, auprès d’automobilistes en situation réelle de conduite grâce à un simulateur. Objectif : évaluer les risques d’hypovigilance en phase post-prandiale (après un repas), dans trois cas : après un jeûne depuis la veille au soir, un repas normal (533 ou 505 calories) ou hypercalorique (1503 calories). Les personnes étaient en situation réelle de conduite à l’aide d’un simulateur homologué.
Pour l’expérience, les conducteurs ont réalisé un test de freinage. Ils ont pris ensuite un repas avant de reprendre la route sur le simulateur de conduite pendant 40 minutes avec les mêmes conditions que celles sur l’autoroute.
Au bout de 40 minutes de conduite, ils ont effectué un second test de freinage. « Nous avons étudié la baisse de la vigilance des conducteurs en observant le mouvement des globes oculaires et les postures grâce à un boitier infra-rouge orienté orienté vers le visage du conducteur. (…) Nous avons ensuite mesuré le nombre de comportements à risques selon le type de repas, »commente le docteur Frédéric Saldmann sur le site d’Attitude Prévention.
Résultat, dans le groupe « repas hypercalorique » 60 % des conducteurs ont dépassé le stade de la somnolence légère (niveau 1, considéré comme normal après 40 minutes de conduite sur autoroute) et 54% ont atteint le niveau 2 de somnolence modérée. 37,5 % ont atteint le niveau 3 de « somnolence significative ».
Sur le repas classique (« normal ») seuls 17,5 % des conducteurs ont atteint un état allant vers la « somnolence modérée ». Aucun participant du groupe « a jeun » n’a dépassé le niveau 1 de somnolence légère.
« La vigilance au volant commence dans son assiette. L’étude démontre, pour la première fois, qu’un repas léger et une bonne hydratation augmentent la vigilance. Les repas trop copieux sont à proscrire car ils ont tendance à aggraver la somnolence. A éviter aussi, les aliments trop gras et trop sucrés et mangez lentement pour améliorer la digestion. Plus on sera vigilant, moins il y aura d’accidents. » conclut le docteur Frédéric Saldmann.
Des exemples de menus équilibrés anti-somnolence
Ces résultats rappellent l’importance de se nourrir et de s’hydrater correctement avant de prendre la route. Concrètement ça donne quoi ? Un petit-déjeuner complet le matin, un repas léger et équilibré le […..]

