Insolite : la ronronthérapie, c’est vraiment sérieux ?
Si le terme de « ronronthérapie » peut faire sourire, le concept, lui, est pris au sérieux par de nombreux médecins et chercheurs. On sait depuis longtemps que la présence des animaux est apaisante. La ronronthérapie affirme que le chat, par ses ronronnements, aurait des effets bénéfiques sur notre santé, en particulier mentale. « Elle agit comme un médicament, sans effets secondaires », assure le Dr Jean-Yves Gauchet, vétérinaire et auteur du concept. Il répond à nos questions.
Quels sont les effets des ronronnements sur notre cerveau ?
Ils activent les récepteurs sensoriels situés sous notre peau (corpuscules de Pacini), qui génèrent une sensation de plaisir. Les vibrations déclenchent dans notre cerveau la production d’endorphine, l’hormone antistress, ou de sérotonine, celle du bonheur. Notre esprit s’apaise et se tourne vers des pensées positives. « La fréquence du ronronnement est basse, de 25 à 50 hertz, note le vétérinaire. Les musicologues utilisent les mêmes fréquences quand ils veulent susciter une émotion forte, dans un film par exemple. » Le ronron calmerait donc l’anxiété, mais aussi certaines douleurs, en détournant notre attention.
Les bienfaits de la ronronthérapie sont-ils prouvés ?
Plusieurs études, notamment anglo-saxonnes, ont été réalisées dès les années 50 pour comprendre l’impact du ronronnement sur notre esprit et sur notre corps. Le Dr Gauchet lui-même a mené une étude en 2002 auprès de 50 volontaires, sur la base d’un CD de ronrons de Rouky, l’un de ses « chats patients ». Tous les participants ont affirmé avoir ressenti davantage de bien-être, de sérénité et avoir eu plus de facilités à l’endormissement. Pour autant, il ne s’agit pas d’un effet reconnu.
Certaines personnes y sont-elles plus sensibles ?
« Oui, celles qui ont eu des chats dans leur enfance, souligne le Dr Gauchet. Le ronron agit comme une madeleine de Proust : dès qu’il se met en marche, des images de bien-être peuvent rejaillir. »
Autrement dit, la ronronthérapie repose sur le souvenir émotionnel. Plus on a de souvenirs de moments relaxants avec un chat, plus on profite, adulte, de ces bienfaits. À l’inverse, les gens qui n’ont pas été habitués à vivre avec un félin ou qui en ont peur auront du mal à être touchés. Une étude de 2012 montre par ailleurs que les ronronnements seraient très bénéfiques pour les enfants autistes et les personnes âgées.
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