Frank Magri lâche Nice pour le Qatar ? Nouveau rebondissement
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L’attaquant camerounais, libre après la fin de son contrat à Toulouse, devait passer sa visite médicale chez les Aiglons. La piste qatarie serait revenue en force.
Une visite médicale programmée, c’est habituellement le dernier rideau avant l’officialisation. Rarement le moment où un dossier bascule.
Frank Magri fait exception. Libre depuis l’expiration de son contrat au Toulouse FC, l’attaquant camerounais semblait avoir choisi l’OGC Nice — un examen médical avait même été calé. Selon Foot Mercato, il pourrait finalement prendre la direction du Qatar.
Une fin d’aventure toulousaine houleuse
Pour comprendre la situation, il faut revenir sur ces derniers mois au Stadium. Après avoir refusé de prolonger son contrat avec le TFC, Magri a été écarté des feuilles de match à partir de février. Une mise à l’écart classique dans ce type de bras de fer, mais rarement bénéfique à la valorisation d’un joueur.
Son bilan de la saison écoulée s’en ressent : 5 buts et 1 passe décisive en 17 matches de Ligue 1. Des chiffres corrects rapportés au temps de jeu, insuffisants pour faire de lui une priorité absolue des clubs européens.
Ce que Nice perdrait
Pour les Aiglons, le contretemps serait franchement contrariant. Le club azuréen misait sur un attaquant libre de tout contrat, international camerounais (20 sélections, 2 buts), rodé à la Ligue 1 et disponible sans indemnité de transfert. Le profil idéal pour compléter une rotation offensive sans peser sur le budget.
Nice est par ailleurs en pleine préparation, avec un troisième match amical disputé cette semaine face à la Juventus (défaite 2-0), après des succès contre Nîmes et l’Olympique de Marseille. Un attaquant supplémentaire n’aurait pas été un luxe.
L’argument qatari, toujours le même
Difficile de s’étonner du virage, cela dit. Pour un joueur de 26 ans libre de tout contrat, sortant d’une saison compliquée sur le plan relationnel, la Qatar Stars League présente des arguments financiers que la Ligue 1 ne peut pas égaler.
Ce n’est ni un scandale ni une trahison. C’est une arithmétique de fin de contrat, particulièrement fréquente chez les internationaux africains, dont la fenêtre de valorisation maximale est souvent plus courte qu’il n’y paraît.
Rien n’est définitivement acté
Reste à voir si l’affaire est réellement pliée. Un joueur qui a déjà donné son accord verbal à un club français et programmé une visite médicale peut encore changer d’avis une seconde fois — les deux dernières semaines de mercato regorgent de ce genre de retournements.
Nice, de son côté, ferait bien d’activer un plan B. Le calendrier ne laissera pas beaucoup de place à l’hésitation.
Le feuilleton n’est peut-être pas terminé.
