FC Nantes : le transfert de Kolo Muani à la Juventus va remplir les caisses des Canaris
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Randal Kolo Muani a quitté le PSG pour la Juventus Turin. Le FC Nantes, club formateur de l’attaquant, va toucher sa part sans avoir levé le petit doigt.
Dimanche soir, pendant que Paris officialisait le départ de Randal Kolo Muani vers la Juventus Turin, personne à Nantes n’a eu besoin de décrocher un téléphone. Et pourtant, la Beaujoire va y gagner.
C’est l’une des mécaniques les plus discrètes du football professionnel, et l’une des plus utiles pour les clubs formateurs.
Le montant, d’abord
L’opération se chiffre à environ 38 millions d’euros fixes, assortis de quelque 12 millions de bonus. Un demi-siècle de millions, en somme, pour un joueur que le PSG avait acheté 95 millions à l’Eintracht Francfort à l’été 2023. L’échec financier parisien est patent — mais ce n’est pas notre sujet du jour.
Notre sujet, c’est le petit pourcentage qui remonte.
La contribution de solidarité, cette bénédiction discrète
Le principe est fixé par la FIFA et s’applique à chaque transfert international : une part du montant, plafonnée à 5 % de l’indemnité, est redistribuée aux clubs ayant formé le joueur entre ses 12 et ses 23 ans, au prorata des années passées dans chaque structure.
Or Kolo Muani, c’est un pur produit nantais. Arrivé gamin à la Jonelière, passé par tous les échelons, lancé en professionnel chez les Canaris avant de filer libre vers l’Allemagne à l’été 2022. Autant dire que la part nantaise dans le calcul n’a rien de symbolique.
Aucun euro ne remonte directement du PSG vers Nantes, précisons-le. Le mécanisme est automatique, réglementaire, indépendant de toute négociation. Mais l’argent tombe.
Un timing qui tombe à pic
Et il tombe au bon moment. Relégué en Ligue 2, engagé dans un dégraissage massif, contraint de recruter malin, le FC Nantes n’a pas de trésorerie à gaspiller cet été. Chaque rentrée compte, même celles qu’on n’a pas provoquées.
Le club a déjà encaissé gros avec la vente de Matthis Abline à Monaco. Il touchera aussi une part sur le transfert de Willem Geubbels du Paris FC à Lecce, un autre ancien pensionnaire du centre. Additionnez, et vous obtenez le vrai actif du FCN : sa formation.
Il y a là une ironie que les supporters nantais savoureront à moitié. Le club continue de gagner de l’argent grâce à des joueurs qu’il n’a pas su garder — pour Kolo Muani, parti libre, la douleur reste vive quatre ans plus tard.
Un demi-solde de consolation, en quelque sorte.
Reste que le Red Star, samedi, ne se gagnera pas avec des pourcentages FIFA.
