En 2025, est-ce que la Fête du travail sera un jour férié réservé aux robots ?
La Journée internationale des travailleurs remonte à l’année 1886 aux Etats-Unis ; lorsqu’une grève de plusieurs jours a débuté le 1er mai afin d’imposer la journée de huit heures. Si la journée de huit heures est toujours en vigueur dans de nombreuses entreprises, le travail a pourtant évolué. Avec la digitalisation – souvent assimilée à la robotique et à l’intelligence artificielle – de nombreux employés craignent de perdre leur rôle dans les processus de production. Quoi qu’il en soit nous sommes d’avis que, l’homme continuera à jouer un rôle primordial dans l’industrie. L’environnement de production doit être conçu afin qu’employés et machines s’intègrent parfaitement aux processus, en travaillant et en communiquant. Pour qu’un tel scénario se concrétise, les employés doivent être équipés des bons outils.
Le concept d’industrie 4.0 a depuis longtemps cessé d’être un fantasme. Ces dernières années, il a été solidement intégré aux installations de production. Les pionniers dans ce domaine sont notamment l’industrie automobile et aéronautique – le commerce a suivi. L’industrie 4.0 ? Elle a pour objectif d’utiliser le réseau et l’automatisation pour rendre la production plus efficace et surtout plus flexible. Les systèmes de ce type sont basés sur des données générées et évaluées afin d’en déduire des recommandations d’action. Ces recommandations sont essentielles pour accroître l’efficacité, redistribuer les ressources et assurer la sécurité du travail. Les robots et les machines peuvent déjà générer ces données ou bien être mis à niveau avec les applications appropriées. Cette capacité est également disponible pour les humains sous la forme d’objets industriels portables, ou wearables : lunettes intelligentes, systèmes audio portables, ou encore lecteurs de code-barres intelligents sous forme de gants.
Ces wearables poursuivent souvent un seul objectif : l’employé doit avoir les mains libres. Ils permettent également des approches décentralisées en matière de données et d’informations. Ces approches sont particulièrement importantes pour l’interaction entre l’homme, la machine et les processus automatisés. Actuellement, les données sont encore souvent saisies et transmises via des terminaux fixes. Cette situation est chronophage, propice aux erreurs et interrompt les processus. En outre, les données ne sont pas enregistrées en temps réel. Les recommandations d’action et les mécanismes de protection risquent donc d’être déployées trop tard, voire pas du tout.
Afin d’amener la production et la logistique au niveau des normes de l’industrie 4.0, il est essentiel que les employés soient sensibilisés aux avantages des wearables, afin de les intégrer à leur travail quotidien. L’ergonomie est un critère déterminant pour accepter ce type de systèmes intelligents. Les wearables devraient offrir une valeur ajoutée tangible, en termes de poids ou de liberté de mouvement. Idéalement, ils s’intègrent presque naturellement aux différentes procédures de travail. Dans les environnements industriels, pour assurer une longue durée de vie, les wearables doivent être solides. Les systèmes de type plug-and-play, par exemple, faciles à installer et à mettre en service, offrent une solution simple.
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