Dépistage coronavirus : pour qui ? comment faire le test ?
Alors que le nombre de cas de Coronavirus ne cesse d’augmenter en France, les autorités ont élargi les moyens de dépistage. Jusqu’à présent, les tests ne s’effectuaient que dans les laboratoires hospitaliers, mais ils sont désormais autorisés dans les laboratoires de ville avec un niveau de sécurité LSB2. Selon le ministère de la santé, plus de 1 000 tests seraient réalisés chaque jour.
En quoi consiste le test de dépistage du Covid-19 ?
Le test du Coronavirus s’appelle un « prélèvement nasopharyngé« , il n’est pas invasif. Un écouvillon (sorte de long coton-tige) est inséré dans le nez du patient afin de récolter des cellules nasales profondes. Cela permet de détecter un brin d’ARN spécifique au Covid-19.
Qui peut faire un test ?
En phase épidémique, le principe est de ne plus tester systématiquement. « Il n’y pas de droit à être dépisté, et pas d’avantage particulier à le faire pour la population générale », explique le ministère de la Santé. Il ajoute : « après consultation du Haut Conseil de Santé Publique(HCSP), les tests ne seront plus réalisés de manière systématique et seront destinés en priorité à quatre types de populations » :
- les personnes fragiles présentant des symptômes évocateurs du COVID-19, à risque de développer des complications (insuffisants respiratoires, immunodéprimés, etc. cf liste ci-dessous).
- les deux premières personnes présentant des symptômes évocateurs du COVID-19 dans les structures médico-sociales, notamment les maisons de retraites, et dans les structures collectives hébergeant des personnes vulnérables, pour prendre des mesures immédiates afin d’éviter une transmission entre les résidents ;
- les personnes hospitalisées présentant des symptômes évocateurs de Covid-19 ;
- les professionnels de santé présentant des symptômes évocateurs de Covid-19.
Qui sont les personnes fragiles qui peuvent bénéficier du test si elles présentent des symptômes ?
Selon le Haut conseil de la santé publique (HCSP), les personnes à risque de développer une forme grave d’infection sont les suivantes :
- personnes âgées de 70 ans et plus (même si les patients entre 50 ans et 70 ans doivent être surveillés de façon plus rapprochée) ;
- patients insuffisants rénaux chroniques dialysés, insuffisants cardiaques ;
- les malades atteints de cirrhose (au stade B au moins);
- les patients aux antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle, accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque ;
- emplsles diabétiques insulinodépendants ou présentant des complications secondaires à leur pathologie (micro ou macro angiopathie) ;
- les insuffisants respiratoires chroniques sous oxygénothérapie ou asthme ou mucoviscidose ou toute pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
- les personnes avec une immunodépression (chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, etc.), infection à VIH non contrôlée, suite à une greffe, hémopathie, cancer métastasé) ;
- les femmes enceintes ;
- les personnes présentant une obésité morbide.
Pourquoi ne pas tester tous les patients avec des symptômes ?
Le ministère de la Santé explique qu’étant donnée l’augmentation du nombre de cas, la recherche systématique de contacts est devenue inutile. En effet, « tester tous les patients présentant des symptômes pourrait conduire à saturer la filière de dépistage alors que […..]
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