Coronavirus chez l’enfant : symptômes, formes, contagion
Emmanuel Macron, s’est exprimé lundi 13 avril lors d’une allocution très suivie. A cette occasion il a annoncé une sortie de confinement « progressive » à partir du 11 mai. Contrairement à ce qui avait été annoncé quelques jours plus tôt -et préconisé notamment par une étude de l’Inserm– les crèches, écoles, collèges, lycées ouvriront progressivement à compter de cette date, dans des conditions qui restent à définir.
Depuis cette annonce, syndicats de l’enseignement et parents s’inquiètent. La communauté médicale est elle aussi sceptique. « C’est une folie », tranche Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, dans un entretien à L’express. « Si on déconfine mal et trop tôt, l’épidémie peut redémarrer. Et avec des enfants en bas âge, qui ne contrôlent pas bien les mesures barrières, l’école pourrait devenir une poudrière. »
« Aujourd’hui, nous ne connaissons absolument pas la part de jeunes gens qui ont été infectés en France, ni le rôle qu’ils jouent dans la circulation du virus et dans sa transmission. Peut-être sont-ils d’importants vecteurs. Peut-être pas, fait remarquer Anne-Laure Crémieux, professeure de maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis, à Paris, dans Le Parisien daté du 15 avril.
De son côté le ministre de l’Education a tenu à rassurer : « Il n’a jamais été question de faire rentrer tout le monde en même temps ». Ce 21 avril, il a livré les premiers contours que pourrait prendre le retour à l’école : une rentrée progressive, sur 3 semaines selon les niveaux, et en petits groupes de 15 enfants.
En attendant de connaître les modalités finales de cette rentrée inédite, que sait-on aujourd’hui du comportement du SRAS-CoV-2 sur les enfants ?
1 – Les enfants portent et diffusent le virus : ce n’est pas certain !
Au début de l’épidémie, il semblait acquis que le Covid-19 était majoritairement porté et transmis par les enfants, même s’ils n’étaient pas malades ou symptomatiques. C’était d’ailleurs ce qui avait motivé la fermeture des écoles. Aujourd’hui, avec davantage de recul, on s’aperçoit que les enfants sont moins « porteurs » que les adultes. En effet, quand on prélève les enfants en contact avec une personne contaminée, ils sont trois à cinq fois moins diagnostiqués positifs que des adultes placés dans la même situation.
Par ailleurs une étude s’est penchée sur le cas de l’enfant de 9 ans qui avait attrapé le Covid-19 aux Contamines-Montjoie et qui avait continué à fréquenter trois écoles et un ski-club avant que l’alerte sanitaire ne soit donnée. L’étude montre qu’aucune des 172 personnes avec lesquelles l’enfant a été en contact n’a été infectée par le virus, pas même les deux autres enfants de sa fratrie. Ce qui laisse penser que « les enfants pourraient ne pas être une source importante de transmission de ce nouveau virus » et suggère « une dynamique de transmission différente chez les enfants », conclut l’étude publiée dans la revue Clinical infectious diseases.
Pour y voir plus clair, la […..]
Source:: Coronavirus chez l’enfant : symptômes, formes, contagion

