Comment Sanofi se prépare à migrer 60% de ses applications vers le cloud
Comptant quelque 100 000 salariés, dont 25 000 en France, pour un chiffre d’affaires de 34,5 milliards d’euros en 2018, Sanofi a enclenché en 2019 un plan de migration visant à basculer 60% de ses systèmes d’information vers le cloud public en quatre ans. Deux fournisseurs d’IaaS (infrastructure as a service) ont été retenus pour le projet : Amazon Web Services (AWS) et Google. Le chantier est massif. Le système d’information du groupe pharmaceutique français compte 3 500 applications. Certaines ont d’ailleurs déjà pris le chemin du cloud par la voie du SaaS. C’est le cas de la messagerie avec Office 365, de la visioconférence avec Zoom ou encore de la gestion de la relation client avec Veeva, un éditeur de logiciels spécialisé dans le secteur pharmaceutique.
« Nous avons opté pour une stratégie cloud-first en partant du postulat que la grande majorité des applications existantes étaient éligibles au cloud public », commente Stéphane Marchini, patron cloud services et enterprise computing chez Sanofi. Sont mises de côté celles présentant un mode de licence non-compatible ou encore une technologie inadaptée. Mais également celles concernant les activités de Sanofi relevant du statut d’opérateur d’importance vitale (OIV) et devant se conformer à la loi de programmation militaire de 2013.
SAP transféré sur AWS
Au chapitre des principaux logiciels internes retenus pour cette migration figure l’ERP de Sanofi qui n’est autre que SAP. Son déploiement sur AWS a été lancé dans un premier temps sur la plaque asiatique de la multinationale. De son côté, Google Cloud Platform (GCP) sera notamment destiné au développement de nouveaux services de santé. Via un laboratoire d’innovation créé en commun avec Google, Sanofi compte profiter des technologies de big data et de machine learning du cloud américain pour mieux comprendre comment les traitements opèrent chez les patients afin de leur proposer des conseils thérapeutiques personnalisés, d’optimiser leur prise en charge et de réduire le coût de leurs soins.
« Nous nous sommes assurés au préalable qu’AWS et Google étaient conformes à nos standards internes, tant sur le plan de la sécurité des données que de la législation du secteur pharmaceutique », insiste Stéphane Marchini. Parmi les principaux critères de choix des deux providers : leur conformité à la certification française Hébergeurs de données de santé.
« L’un des principaux défis est d’éviter de répliquer la data d’un cloud à l’autre »
En amont, Sanofi s’est équipé d’une factory de migration. L’enjeu étant de basculer les applications en regroupant celles fortement intégrées entre elles. « L’un des principaux défis est d’éviter de répliquer la data d’un cloud à l’autre pour optimiser les frais liés au transfert de données sortant », précise Stéphane Marchini.
En parallèle, un pipeline DevOps unifié est mis en œuvre, à la fois pour prendre en charge les déploiements sur AWS, sur GCP et sur le système d’information demeurant en interne. Conçu à partir de briques open source, il s’adosse à GitLab pour le déploiement continu, Ansible pour la gestion des configurations, Terraform pour l’infrastructure as code et […..]
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