Ce qu’il faut savoir le papillomavirus (HPV)
Le virus HPV est un virus appartenant à la famille des papillomavirus humains ( » Human PapillomaVirus » en anglais, d’où le sigle HPV). Cette famille comporte plus d’une centaine de variantes qui ont pour particularité de toucher surtout la peau et les muqueuses. Le virus provoque principalement de banales verrues sur les doigts, les plantes de pied… mais certains types de HPV atteignent spécifiquement les muqueuses des régions génitales.
Quelles lésions génitales peut-il provoquer ?
Tout dépend du type de HPV. Certains (plutôt les types 6 et 11) peuvent entraîner des verrues génitales (condylomes, papillomes ou encore » crêtes-de-coq »). Ces lésions sont toujours bénignes mais elles sont gênantes parce que » voyantes » et contagieuses. D’autres types, comme le 16 ou le 18, peuvent causer des petites lésions sur le col de l’utérus. Si elles ne sont pas soignées, elles peuvent évoluer vers un cancer du col de l’utérus des années plus tard.
Comment s’attrape-t-il ?
La contamination est essentiellement sexuelle. Elle survient le plus souvent peu après les premiers rapports, donc entre 18 et 25 ans. Et elle est très courante car les papillomavirus sont à la fois fréquents et contagieux. On estime que 80 % des hommes et des femmes sexuellement actifs entrent en contact avec un papillomavirus une ou plusieurs fois au cours de leur vie. Les infections se transmettant aussi par les mains et la bouche, les rapports sexuels protégés (préservatifs) ne constituent pas une garantie absolue d’éviter la contagion. Mais dans 80 à 90 % des cas, on s’en débarrasse spontanément en six à dix-huit mois grâce à ses défenses immunitaires. La plupart des contaminations passent donc inaperçues.
Comment apprend-on que l’on est contaminée ?
Aucune prise de sang ne peut le dire. Il faut rechercher le virus là où il peut se trouver, directement dans les cellules des muqueuses génitales. Le test HPV nécessite un prélèvement au niveau du col de l’utérus ou du vagin. Il peut être effectué au cours d’un frottis. En pratique, le médecin le demande généralement au laboratoire quand le résultat de celui-ci a montré des anomalies. Le test ne remplace pas encore le frottis pour dépister les lésions précancéreuses.
Le partenaire est-il forcément allé » voir ailleurs » ?
Un test HPV positif signifie bien qu’il y a eu contamination mais la plupart du temps, celle-ci est ancienne et date, comme on l’a vu, des premiers rapports sexuels. On la découvre quand des lésions commencent à apparaître au niveau du col, ce qui implique souvent des années de portage chronique du virus. On ne sait pas pourquoi certaines femmes ne parviennent pas à l’éliminer. On sait seulement que le tabac, en entraînant une baisse de l’efficacité du système immunitaire, n’aide pas à s’en débarrasser…
Faut-il que le partenaire se fasse tester ?
Les avis médicaux divergent à ce sujet. Certains gynécologues le conseillent, d’autres […..]

