Anémie : ce n’est pas forcément un manque de fer
L’anémie entrainant une mauvaise oxygénation des tissus, les premiers symptômes sont souvent une fatigue associée à un essoufflement rapide et disproportionné à l’effort. Ces symptômes sont également aggravés en altitude. L’immunité peut être aussi être fragilisée rendant l’organisme plus vulnérable aux infections.
Des malaises déclenchés en se levant ou en restant longtemps debout peuvent aussi être des signes d’alertes. Enfin, le visage est souvent (mais pas systématiquement) pâle, voire décoloré, les pieds et mains systématiquement froids.
Des analyses pour y voir plus clair
En cas de doute, la prise de sang permet de révéler l’anémie quand le taux d’hémoglobine est inférieur à 120 g/l chez la femme, 130 g/l chez l’homme. Attention chez la femme enceinte, les normes sont différentes : on ne peut parler d’anémie qu’au-dessous de 105 g/l.
En cas d’anémie, il peut être intéressant de faire doser le volume globulaire moyen (VGM) : s’il est diminué, il s’agit probablement d’une carence en fer, mais s’il est augmenté il s’agit plutôt d’une carence en vitamines B9 et/ou B12, elles aussi responsables d’anémie.
Le dosage de la ferritine est aussi un indice complémentaire pour évaluer une carence en fer. Si c’est le cas elle est en dessous de 25μg/l, 50μg/l pour une femme ménopausée ou un homme. A noter que cependant, la ferritine est en hausse en cas de dysbiose (déséquilibre) intestinale : c’est en effet une protéine inflammatoire, dont le taux augmente en présence d’inflammation. Mais elle sera également augmentée s’il y a surcharge en fer, une atteinte hépatique ou une hémochromatose.
L’anémie peut être également un indice et/ou une conséquence d’une dysbiose intestinale, voire un symptôme de la maladie cœliaque (l’allergie au gluten). D’où l’intérêt d’en rechercher la cause avant une supplémentation systématique…
L’anémie peut avoir plusieurs causes
Si y a réellement carence en fer, chez une femme, des règles hémorragiques sont évidemment la première cause à rechercher. Des hémorragies accidentelles, ou consécutives à une opération sont aussi responsables d’une perte accrue de fer. Les périodes de grossesses et d’allaitement sont également consommatrices de fer.
Mais beaucoup plus fréquemment qu’on ne l’imagine, l’anémie peut être due à une carence en vitamines B9ou de vitamine B12 ; ces vitamines sont toutes deux nécessaires à la formation des globules rouges. Leur carence entraîne donc anémie, mais aussi fatigue, troubles du sommeil et de la mémoire, déprime, troubles digestifs.
Un régime alimentaire déséquilibré, voire carencé, et une mauvaise absorption intestinale sont souvent les premiers responsables. Le fer est normalement absorbé au niveau de l’intestin. Si la muqueuse intestinale est enflammée, les oligo éléments et vitamines ne seront plus assimilés par l’organisme.
Une parasitose peut également modifier l’absorption. Si l’anémie apparait après plusieurs mois ou années d’inflammation intestinale ou après un changement de mode alimentaire, elle n’est que la partie émergée de l’iceberg : elle ne sera résolue durablement qu’en rétablissant le terrain.
Les solutions anti-carence en fer
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