Alcool : 7 vérités à savoir sur la (sur)consommation
C’est une réalité : le confinement a entraîné une hausse des addictions. Si 65 % des buveurs réguliers affirment que leur consommation d’alcool est « restée stable » pendant le confinement et que 24 % sont même parvenus à la faire baisser, en revanche, 11 % des buveurs d’alcool réguliers estiment que leur consommation a « progressé » pendant la période du confinement, selon Santé Publique France. Parmi ces derniers, plus de la moitié ont consommé plus souvent de l’alcool pendant la semaine, 10 % ont augmenté le nombre de verres… et 23 % ont cumulé (fréquence et quantité). Santé Publique France, explique que cela a touché plus particulièrement les moins de 50 ans, les citadins et les parents. Sans surprise, « l’ennui, le manque d’activité, le stress et le plaisir sont les principales raisons mentionnées par les usagers d’alcool ayant augmenté leur consommation », note Viêt Nguyen Thanh, responsable de l’unité addictions à la direction de la prévention et de la promotion de la santé à Santé publique France.
1-À trop boire, on ne risque pas que la cirrhose
« On a beaucoup communiqué sur les méfaits du tabac, mais finalement très peu sur ceux de l’alcool, constate le Pr Naassila, président de la Société française d’alcoologie et directeur de l’Unité Inserm UMR 1 247, groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances (université de Picardie).Or, toute consommation d’alcool comporte un risque pour la santé. » Tout comme le tabac est mauvais à chaque cigarette fumée, chaque verre bu a un impact sur notre santé. Rappelons que l’alcool est la première cause d’hospitalisation en France (Bulletin épidémiologique hebdomadaire de 2015, Sante publique france) et l’on ne parle pas ici de personnes alcoolodépendantes. L’alcool est en effet impliqué dans de très nombreuses pathologies comme le diabète, les maladies cardio-vasculaires ou certains cancers. 17% des cancers du sein sont dus à une consommation excessive d’alcool, par exemple. L’alcool a en outre un effet sur notre aspect et notre hygiène de vie : prise de poids (un verre d’alcool équivaut en moyenneà 3 morceaux de sucre !), sommeil moins réparateur, mine fripée…
2- Les repères deconsommation ont changé depuis 2017
Santé publique France a défini en 2017 de nouveaux repères pour que chacun puisse savoir où il en est de sa consommation : pas plus de 10 verres d’alcool par semaine, avec 2 jours sans alcool (soit deux fois moins que les repères précédents). « Ces repères ont été définis relativement au risque acceptable de mortalité imputable à l’alcool, précise le Pr Naassila. Si l’on est en dessous de ces repères, cela signifie que l’on est à moindre risque de décéder d’une pathologie attribuable à l’alcool. » On considère par ailleurs que 6 verres bus en une seule occasion (4 pour les femmes) sont un critère de nocivité, c’est ce que l’on appelle l’alcoolisation ponctuelle importante.
3-Deux jours sans alcool par semaine, peu importe sa consommation
Il est aussi délétère de […..]
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