Acromégalie : c’est quoi cette maladie ?
Dans l’un des épisodes de la série Nina, diffusés ce soir à partir de 21h05 sur France 2, le Dr Proust découvre que l’une de ses patientes souffre d’acromégalie. Cette maladie rare survient plus fréquemment entre 30 et 40 ans et touche environ 3 à 4 personnes sur un million.
Le plus souvent, l’acromégalie est liée au « grossissement » de l’hypophyse, dont les cellules se multiplient et produisent trop d’hormone de croissance. Cet excès d’hormone de croissance entraîne une croissance exagérée du visage et des extrémités (mains, pieds), un épaississement des os, une augmentation du volume des muscles et des organes (dont le coeur), ainsi qu’un taux plus élevé de sucres et de graisses dans le sang. Malheureusement, l’apparition insidieuse des symptômes, rend souvent cette maladie difficile à diagnostiquer. Il faut en moyenne 4 ans pour que le diagnostic soit enfin posé.
C’est quoi les symptômes de l’acromégalie ?
Si l’acromégalie n’est pas rapidement prise en charge, elle peut entraîner des complications cardiaques et respiratoires sévères, provoquant une diminution de l’espérance de vie de 10 ans. Les principaux symptômes sont :
- Une augmentation progressive du volume du visage.
- Un élargissement des pieds avec augmentation de la pointure des chaussures.
- Le menton devient saillant et les dents s’écartent progressivement.
- Des douleurs du dos et des articulations.
- Une déviation de la colonne vertébrale (scoliose).
- Un syndrome du canal carpien.
Comment ça se soigne l’acromégalie ?
L’acromégalie ne guérit pas spontanément. Si elle n’est pas prise en charge, les symptômes s’aggravent, entraînant des complications cardiovasculaires. Le coeur, qui augmente de volume, a du mal à fonctionner et risque même dans certains cas de s’arrêter. Par ailleurs, les personnes atteintes d’acromégalie ont un risque accru de développer un cancer car l’hormone de croissance stimule la croissance de toutes les cellules, y compris les cellules cancéreuses.
Le traitement privilégié consiste à retirer la tumeur sur l’hypophyse (appelée adénome hypophysaire). Généralement, elle peut être retirée par voie nasale sans qu’i soit besoin d’ouvrir la boîte crânienne. L’opération permet de rétablir une sécrétion normale de l’hormone de croissance chez 80 à 90 % des personnes ayant un adénome suffisamment petit. En revanche, ce résultat n’est obtenu que chez 50 à 60 % des personnes qui présentent un adénome de grande taille (supérieur à 1 cm).
Lorsque l’ablation de la tumeur est incomplète, un traitement permet de réduire la production d’hormones de croissance. Cela permet le plus souvent d’obtenir une stabilisation de la maladie mais les déformations osseuses resteront irréversibles.

