Le Real Madrid réclame la tête de cet homme
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Un derby perdu, un arbitrage contesté, un tweet de trop. En quelques heures, le Real Madrid et le président de LaLiga, Javier Tebas se sont livrés une passe d’armes d’une rare violence. Le club merengue exige désormais le départ de Javier Tebas.
Tout est parti du Metropolitano. Dimanche, le Real Madrid s’incline 2-1 face à l’Atlético lors de la 7e journée de Liga, et la défaite passe mal, très mal. José Mourinho peste contre deux interventions qui méritaient selon lui un carton rouge : celle de Cristian Romero sur Jude Bellingham, puis celle de Lee Kang-in sur la cheville de Federico Valverde. Aucun des deux ne sera exclu. Dean Huijsen, lui, finira par l’être après intervention de la VAR, sur le penalty obtenu par Giuliano Simeone.
Le feuilleton aurait pu s’arrêter là. Il n’a fait que commencer.
Tebas met le feu aux poudres
Mardi, Javier Tebas prend la plume sur ses réseaux sociaux. Et il ne fait pas dans la dentelle. Pour le patron de LaLiga, affirmer que les arbitres sont dirigés contre le Real revient à vivre dans une autre galaxie. Selon lui, ce discours sert d’alibi pour masquer des lacunes sportives visibles dès les premiers matchs de la saison. Il qualifie au passage Real Madrid TV de télévision du régime, et lâche une pique assassine : quand ce n’est pas Negreira, c’est l’arbitre.
La réplique ne s’est pas fait attendre.
Un communiqué d’une rare dureté
Dans l’après-midi, le Real publie un long communiqué officiel. Le ton est glacial. Le club juge intolérable que le président de LaLiga utilise sa position institutionnelle pour attaquer le Real à chacune de ses interventions, et dénonce une véritable obsession à son égard. La conclusion ne laisse aucune place au doute : le football espagnol aurait besoin, de toute urgence, d’un dirigeant capable d’exercer ses fonctions avec neutralité. Traduction : Tebas doit partir.
Rarement un club aura réclamé aussi frontalement la démission du patron de son propre championnat.
Deux heures pour riposter
Tebas, évidemment, n’a pas laissé passer. Il ne lui a fallu que deux heures pour répondre, toujours sur ses réseaux. Il se dit d’accord avec l’idée que le président de LaLiga n’est pas propriétaire de la compétition, avant d’ajouter que le président du Real Madrid ne l’est pas non plus. Une flèche directement adressée à Florentino Pérez. Ça sent la poudre.
L’arbitre dans la tourmente
Au milieu de ce bras de fer, un homme paie déjà l’addition, ou plutôt devrait la payer. Selon le site spécialisé Archivo VAR, l’arbitre du derby, Miguel Ángel Ortiz Arias, serait suspendu pour au moins deux journées par le comité technique des arbitres. Une sanction non confirmée officiellement à ce stade, mais qui donnerait en partie raison aux plaintes madrilènes.
Un climat explosif
Le contexte sportif n’arrange rien. Pendant que le Barça enchaîne un sept sur sept en Liga, le Real de Mourinho, pourtant massivement renforcé cet été, se retrouve déjà distancé. Et après deux saisons sans titre majeur, la patience s’effrite à Valdebebas.
Ce clash dépasse largement la question d’un penalty ou d’un carton. C’est un vieux contentieux (entre Pérez et Tebas, les relations n’ont jamais été cordiales) qui refait surface avec une intensité inédite. Et personne, à Madrid comme au siège de LaLiga, ne semble prêt à baisser les armes.
