Lamine Yamal révèle le plan de l’Espagne pour dompter les Bleus
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Deux mois après la demi-finale du Mondial, le prodige du Barça lève le voile sur la stratégie qui a fait tomber l’équipe de France. Une confession limpide, presque clinique, qui ne va pas plaire à tout le monde de ce côté des Pyrénées.
Le 14 juillet. Une date symbolique, et pour les supporters français, un souvenir qui pique encore. Ce jour-là, en demi-finale de la Coupe du monde 2026, l’Espagne écarte les Bleus (2-0). Lamine Yamal provoque un penalty face à Lucas Digne, la Roja déroule, puis s’offre l’Argentine de Lionel Messi en finale (1-0). Titre mondial. Rideau.
Deux mois ont passé. Et l’ailier de 19 ans a décidé de raconter comment tout cela s’est joué.
« Deux options »
Dans un long entretien accordé à L’Équipe, Yamal détaille une approche d’une simplicité désarmante. Contre la France, explique-t-il en substance, il n’existe que deux scénarios. Soit le match s’ouvre, avec des contre-attaques dans tous les sens, et dans ce cas les Bleus finissent par vous punir, parce qu’ils disposent de joueurs offensifs redoutables. Soit vous confisquez le ballon et vous dominez.
L’Espagne a choisi la seconde voie. Sans hésiter.
Le scénario de la demi-finale l’a d’ailleurs servie. Une fois l’ouverture du score acquise, la Roja a pris possession du ballon, et avec autant de joueurs de très haut niveau dans l’effectif, l’écart s’est creusé naturellement. C’est en tout cas la lecture du Barcelonais, qui parle d’un match incroyable de la part de son équipe.
Un bourreau récidiviste
La pilule reste dure à avaler pour les Français, d’autant que Yamal n’en est pas à son coup d’essai. Avant cette demi-finale, il avait présenté l’affiche comme le match le plus important de sa jeune carrière. Il rappelait aussi que l’Espagne avait battu la France lors des deux confrontations précédentes, et qu’elle n’avait pas peur. Promesse tenue. Trois fois de suite, donc.
Une campagne pour le Ballon d’Or ?
Cette sortie tombe à un moment tout sauf anodin. Lamine Yamal figure parmi les 30 nommés au Ballon d’Or 2026, et les principaux candidats multiplient les interviews pour convaincre les votants. Dans ce même entretien, il se présente comme un bon candidat et balaie l’argument du nombre de buts, qu’on lui oppose parfois.
Ses statistiques, pourtant, parlent pour lui. Champion du monde, champion d’Espagne, il sort d’une saison 2025-26 à 25 buts et 20 passes décisives en 57 matchs. Et depuis la reprise, rien n’a changé (ou presque) : 7 buts et 4 passes décisives après sept journées de Liga, sans compter un but et deux passes en Ligue des champions.
Un message à Zidane ?
Pour l’équipe de France, qui entame sous Zinédine Zidane une nouvelle ère, la leçon mérite d’être méditée. Le nouveau sélectionneur l’a lui-même annoncé : il veut une équipe qui prenne le jeu à son compte. Exactement ce que l’Espagne a fait subir aux Bleus.
Hasard du calendrier ou pas, voilà un avertissement qui tombe à pic. Le vestiaire tricolore, lui, va forcément en parler.
