Le dossier Ferran Torres se complique sérieusement
![]()
Un but en finale du Mondial, et voilà un joueur qui change de dimension en quatre-vingt-dix minutes. Dimanche, face à l’Argentine (1-0 a.p.), Ferran Torres a offert le titre à la Roja d’une frappe décisive. Une soirée de rêve pour l’Espagnol de 26 ans… et un petit casse-tête de plus pour le Paris Saint-Germain.
Car en marquant le but de sa vie, l’attaquant du FC Barcelone a aussi fait grimper sa cote. Personne ne l’avait vraiment vu venir sous les projecteurs à ce point, et pourtant : le voilà héros national, courtisé, et surtout beaucoup moins accessible qu’il ne l’était il y a une semaine.
Paris avance ses pions, mais…
Depuis le départ de Gonçalo Ramos vers l’AC Milan, le club de la capitale cherche un profil pour renforcer son secteur offensif. Ferran Torres cochait plusieurs cases : polyvalent, dans la dernière année de son contrat, et donc théoriquement plus simple à déloger. Selon la presse catalane, un accord était même annoncé comme proche entre le joueur et le PSG.
Sauf que le Barça n’a aucune intention de laisser filer son ailier sans réagir. Coup de théâtre en Catalogne : Sport affirme que les Blaugrana espèrent toujours prolonger l’international espagnol, tandis que Mundo Deportivo évoque une réunion prévue la semaine prochaine entre Ferran Torres et sa direction. Le message est clair.
Des obstacles bien réels pour le club catalan
Reste que la mission ne s’annonce pas de tout repos pour les hommes de Joan Laporta. Plusieurs paramètres viennent brouiller les cartes.
D’abord, le fair-play financier de la Liga. Le Barça ne peut pas revaloriser le salaire de son attaquant avant septembre — le faire maintenant réduirait sa marge de manœuvre et compromettrait l’arrivée d’une future recrue. Attendre a donc un vrai intérêt comptable.
Ensuite, un détail qui a son poids : une clause négociée lors de son transfert obligerait le club à verser 8 M€ supplémentaires à Manchester City. Pas rien.
Et puis il y a l’humain. Ferran Torres traîne une frustration tenace, vexé de n’avoir jamais été considéré comme le successeur naturel de Robert Lewandowski. La reconnaissance, ou plutôt son absence, a laissé des traces dans le vestiaire.
Un héros de Mondial, ça ne brade pas
Bref, la situation est loin d’être limpide pour le Barça. Mais elle l’est encore moins pour Paris. Car c’est acté : un buteur de finale de Coupe du monde attire les prétendants et voit sa valeur s’envoler, même à douze mois de la fin de son bail.
Ce qui ressemblait à une opération abordable pour le PSG prend désormais des allures de bras de fer. Le feuilleton, lui, ne fait que commencer — et il pourrait bien tenir en haleine tout le reste du mercato estival.
