Entre des enfants « e-scolarisés » et des parents « zoomifiés », les 4 piliers des outils contributifs de demain
Entre enfants e-scolarisés et parents “zoomifiés”, nous commençons tous à connaître une certaine digital fatigue. Ce phénomène partagé entre les générations nous amène à penser que les enjeux de la digitalisation de l’éducation ne sont peut-être pas si loin de ceux du web-conferencing… Alors qu’ils soient pour l’école ou l’entreprise, comment concevoir les outils contributifs de demain ?
Nicolas Colin* dans son nouveau media @_NouveauDepart_ interroge l’opportunité du home schooling que nous avons connu en cette période de crise Covid et qui va certainement devenir “une norme”. Ce homeschooling forcé nous a permis de prendre conscience du retard flagrant de l’éducation française dans sa numérisation tant sur le plan des équipements, des outils que sur celui de la formation des enseignants à ces mêmes outils.
Les familles ayant pu tester ces alternatives durant le confinement auront donc des attentes et des habitudes qui vont évoluer dès la reprise des cours surtout dans un contexte de distanciation sociale avéré dans les prochains mois – je viens pour ma part de créer un compte Teams à mon fils de 9 ans sur demande de son établissement. Mais ce type d’outil est-il vraiment pensé pour l’hybridation qui va s’imposer ?
La nouvelle normalité – “new normal” – que nos sociétés attendent doit voir évoluer l’architecture de l’offre scolaire que nous avons connu jusqu’à présent. Elle doit pour se faire s’appuyer sur l’expertise des entreprises high tech de l’éducation telles que @zeneduc ou @plumeapp qui depuis des années développent des alternatives crédibles et complémentaires à l’offre traditionnelle prodiguée par nos écoles. Et l’enjeu va résider dans la capacité à intégrer le caractère hybride présentiel et distanciel de ces futurs outils.
A terme l’idée ne sera pas de répliquer une classe physique de 30 élèves en une classe virtuelle écoutant sagement leur professeur en session zoom, mais bien de profiter de cette numérisation pour adapter les contenus et les enseignements aux niveaux et aux difficultés des élèves. Cela viendrait compléter un enseignement parfois “top down” avec un apprentissage plus “sur-mesure” grâce à la technologie.
Il n’y a qu’un pas à faire pour relier le système scolaire à celui de l’entreprise. Et de créer un tipping point d’apprentissage commun entre des enfants “e-scolarisés” et des parents “zoomifiés”. Le même processus de disruption des usages collaboratifs doit être fait pour les entreprises.
De l’ubérisation à la “zoomisation”. Alors que la transition numérique de la dernière décennie a vu un nombre croissant de plateformes se développer “ubérisant” notre quotidien, la future normalité de nos échanges interpersonnels voit émerger le principe de “zoomisation” des échanges. “Près de 40% des français viennent de découvrir la vidéo conférence “ comme le souligne Marie Dollé*.
Après plusieurs semaines à zoomer, dans des meetings à répétition, la zoom fatigue fait son apparition et laisse apparaître le vrai défi qui est le nôtre : la gestion de notre attention et l’efficacité de nos interactions professionnelles sur l’hybride du temps long. Nous avons traditionnellement été habitués dans nos écosystèmes physiques à pouvoir […..]

