Grindr : le site de rencontres a partagé le statut sérologique de ses membres
L’application de rencontres homosexuelles, Grindr, est accusé d’avoir partagé des données de ses clients, et notamment leur séropositivité, avec deux plateformes : Localytics et Apptimize. Selon Grindr, la première est un service d’analyse de données ayant pour but d’aider les applications mobiles à être davantage utilisées par leurs membres. La seconde permet de tester une nouvelle fonctionnalité sur un petit nombre d’utilisateurs. Cette information a été révélée par BuzzFeed News, sur la base de l’étude d’une organisation norvégienne indépendante, Sintef.
3,6 millions d’utilisateurs
Grindr a été fondée en 2009 et revendique aujourd’hui 3,6 millions d’utilisateurs quotidiens. Ces derniers ont la possibilité de faire apparaître sur leur profil leur » statut VIH « , voir la date de leur dernier test. L’application, en plus de transmettre ces données à Localytics et Apptimize, partage aussi le numéro de téléphone, l’e-mail et la localisation GPS. Cette fonctionnalité avait fait le succès de l’application, car permettant de voir les rencontres possibles à proximité.
Un appel au boycott
Cependant, l’association de toutes ces informations permet d’identifier l’utilisateur et leur « statut VIH ». Selon Antoine Pultier, chercheur à Sintef, « le statut VIH est lié à toutes les autres informations. C’est [ . . . ]
