Stade Pierre-Mauroy : le LOSC solde 24 millions d’impayés et va reprendre l’exploitation
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Après près de quatre ans de bras de fer avec la Métropole européenne de Lille, le club nordiste a trouvé un accord. Il va rembourser ses loyers impayés, et surtout prendre en main la gestion de son stade.
C’était l’un des feuilletons les plus tendus du football français en coulisses. Il touche enfin à sa fin. Selon L’Équipe, repris par Maxifoot, le LOSC et la Métropole européenne de Lille (MEL) ont trouvé un accord pour régler le contentieux qui les opposait autour du stade Pierre-Mauroy.
Le club, qui ne payait plus ses loyers depuis près de quatre ans, remboursera ses impayés. La somme est conséquente : 24 millions d’euros.
Un loyer contesté
Pour comprendre, il faut remonter à l’origine du conflit. Le LOSC, par la voix de son président Olivier Létang, critiquait vivement l’exploitation de l’enceinte, notamment la qualité de la pelouse. En signe de protestation, le club avait cessé de régler ses loyers, estimés à 6,5 millions d’euros par an.
Une stratégie risquée, qui a fini par déboucher sur une négociation globale.
Le LOSC rachète l’exploitation
Le cœur de l’accord est ailleurs. Le LOSC va racheter l’exploitation du stade en acquérant la société ELISA, filiale du groupe Eiffage. Les infrastructures resteront la propriété de la MEL, mais c’est désormais le club qui organisera et gérera toutes les activités du stade : les matchs, mais aussi les concerts et autres événements. La Métropole restera intéressée aux bénéfices de l’exploitation.
L’accord définitif doit être conclu début 2027 au plus tard.
Un modèle qui fait des envieux
Pour le LOSC, l’enjeu est stratégique. Maîtriser son stade, c’est contrôler ses revenus de billetterie, d’hospitalité et d’événementiel. C’est aussi pouvoir enfin agir directement sur ce qui fâchait tant : la pelouse et les conditions d’accueil.
La question des stades est d’ailleurs au cœur de l’actualité en Ligue 1. Au même moment, le PSG fait face à l’opposition de la fille de Roger Taillibert à son projet d’agrandissement du Parc des Princes. Signe que, pour les grands clubs français, la maîtrise de son enceinte est devenue une priorité.
À Lille, la page du conflit se tourne. Reste à transformer l’essai : faire de Pierre-Mauroy un outil au service du club, et non plus une source de tensions.
