L’Inter tient Romero, mais Benjamin Pavard bloque tout
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Accord trouvé entre l’Inter et Tottenham pour Cristian Romero. Problème : Benjamin Pavard, poussé vers la sortie, vient de refuser deux clubs.
Il y a des transferts qui capotent sur un détail administratif. Celui-ci, s’il capote, capotera sur un homme. Et cet homme s’appelle Benjamin Pavard.
L’affaire semblait pourtant emballée. La presse italienne l’a révélé lundi : l’Inter et Tottenham ont trouvé un terrain d’entente pour le transfert de Cristian Romero. Le défenseur argentin, champion du monde et cadre des Spurs, a coché la case Serie A. Les grandes lignes sont posées, les montants calés. Sur le papier, le dossier est bouclé.
Sur le papier, seulement.
Un salaire, une place, un problème
Car pour enregistrer Romero, les Nerazzurri doivent d’abord dégraisser. Traduction : libérer une place et surtout un salaire dans un secteur défensif déjà saturé. Le nom sorti du chapeau ne surprendra personne à Milan — Benjamin Pavard, de retour de son prêt à l’Olympique de Marseille, ne fait tout simplement plus partie des plans de Cristian Chivu.
Le message a été passé au joueur. Clairement, dit-on du côté d’Appiano Gentile. Le champion du monde 2018 est invité à se trouver un point de chute, au plus vite, pour ne pas gripper la mécanique du mercato intériste.
Deux propositions, deux refus
Sauf que le Français n’a aucune intention de brader la fin de sa carrière européenne. Tuttosport rapporte que deux formations ont tenté leur chance ces dernières heures. Deux refus polis, mais fermes.
L’ancien Lillois et Bavarois vise autre chose : un club engagé en Ligue des champions, un statut de titulaire, et un projet cohérent avec un CV qui affiche tout de même une étoile mondiale et plusieurs titres nationaux. Difficile de lui donner tort. Mais pour l’Inter, la pilule commence à être dure à avaler.
Le sablier tourne
Le calendrier ne joue pas en faveur des Milanais. Chaque jour perdu sur le dossier Pavard, c’est un jour de plus où Tottenham peut faire monter les enchères ailleurs, ou reconsidérer les modalités de l’opération Romero. Et à Londres, on n’a jamais eu la réputation de brader ses meilleurs éléments dans la précipitation.
Trois scénarios se dessinent. Un club de C1 sort du bois pour Pavard et tout se débloque. Le Français accepte finalement une destination moins prestigieuse — hypothèse peu probable à ce stade. Ou alors il reste, et l’Inter doit trouver une autre variable d’ajustement, quitte à sacrifier un autre élément de son effectif.
C’est acté : le sort d’un transfert à plusieurs dizaines de millions d’euros dépend désormais de la volonté d’un seul joueur. Le vestiaire nerazzurro va forcément en parler.
Une chose est sûre : le feuilleton n’a pas fini de nous occuper. Réponse dans les prochains jours, à mesure que la Serie A approche de sa reprise et que les fenêtres de tir se referment.
