Enzo Fernandez est désormais la priorité absolue de Mourinho
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Il y a des dossiers qui en disent long sur la philosophie d’un entraîneur. Celui-là en fait partie. Depuis son retour sur le banc madrilène, José Mourinho a fait du recrutement d’un milieu de terrain sa grande affaire de l’été. Et un nom revient, encore et toujours : Enzo Fernández.
Le Portugais ne s’en cache pas. Après avoir verrouillé sa défense (Konaté arrivé libre, Rüdiger prolongé), ses couloirs (Dumfries à droite pour une vingtaine de millions, Cucurella à gauche) et bouclé la venue de Bernardo Silva, il réclame désormais le renfort qu’il juge le plus structurant. Pas un simple sentinelle. Pas seulement du muscle. Mou veut un milieu complet, capable de défendre, de se projeter jusque dans la surface adverse et de remettre de l’ordre balle au pied. De la hiérarchie, autant que des jambes.
Le profil de l’Argentin de Chelsea coche presque toutes les cases. Énergie, tempérament de gagneur, qualité de passe, vécu sur les grands rendez-vous : sur le papier, c’est l’homme du plan. Reste l’éternel obstacle, celui qui plombe la plupart des gros coups estivaux. L’argent. Les Blues ont sorti une fortune pour l’arracher à Benfica voici trois ans, et ils n’ont aucune intention de le brader.
D’où la deuxième pièce du puzzle, plus discrète mais décisive : vendre avant d’acheter. À Valdebebas, on connaît la règle. Aucun gros chèque ne partira tant qu’un actif n’aura pas quitté la Maison Blanche. Dani Ceballos, qui pourrait filer libre, entrouvre une première porte. Mais le ménage s’annonce nettement plus large.
Mourinho a d’ailleurs tranché en amont. Vitinha et João Neves, un temps cités, ont été écartés du tableau. Et si jamais la piste Enzo venait à se dérober, le board merengue garde une cartouche sous le coude : Mateus Fernandes, 21 ans, estimé autour de 80 millions d’euros. Un pari plus jeune, mais taillé dans le même esprit.
Reste une inconnue qui pourrait tout accélérer — ou tout bloquer. Le cas Tchouaméni. Courtisé du côté de Manchester United, le Français n’a pour l’instant pas vu le Real entrouvrir la moindre porte, à en croire Fabrizio Romano. Or tout se tient : la moindre sortie au milieu rebattrait aussitôt les cartes du dossier argentin.
Une certitude, à l’heure où la planète foot a les yeux rivés sur le Mondial : pour Mourinho, le prochain mercato madrilène se jouera d’abord et avant tout dans l’entrejeu.
