Benzema voulait quitter Al Hilal… mais pas au point de s’asseoir sur 80 M€
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Un possible divorce entre Karim Benzema et Al Hilal ? Sur le papier, l’hypothèse circule depuis plusieurs semaines. Dans les faits, elle se heurte à un obstacle autrement plus concret qu’une simple question sportive : l’argent. Et pas n’importe quelle somme.
Selon le média Asharq Al Awsat, l’attaquant français (38 ans) est engagé bien au-delà de son simple contrat avec le club de Riyad, qui court jusqu’en juin 2027. Le Ballon d’Or 2022 bénéficie en parallèle d’un accord avec le programme de recrutement de la Roshn Saudi League — un dispositif mis en place pour attirer et fidéliser les stars étrangères du championnat. Un deal qui lui rapporte, à lui seul, environ 19,7 M€ par an jusqu’en 2030. Rarement une clause annexe n’aura pesé aussi lourd dans une décision sportive.
Un manque à gagner de près de 80 M€
Faites le calcul : sur la durée totale de l’accord, l’ex-Madrilène pourrait ainsi toucher jusqu’à 78,8 M€ supplémentaires. Une somme colossale, qui s’ajoute — sans se confondre — à son salaire proprement dit chez Al Hilal. Or ce programme de la Roshn Saudi League fonctionne sur un principe simple, presque impitoyable : tout départ du championnat saoudien entraîne la rupture immédiate de l’engagement, et donc la perte sèche de tout ce qui reste à percevoir.
C’est acté noir sur blanc dans les termes de l’accord. Autrement dit, un transfert cet été, aussi séduisant soit-il sportivement, coûterait à Benzema une fortune. La pilule serait dure à avaler pour n’importe quel joueur, même au sommet de sa carrière.
Même un départ négocié aurait un coût
Le plus étonnant, c’est que le scénario ne change guère si Al Hilal et son numéro 9 décidaient d’un commun accord de se séparer avant l’échéance contractuelle. Car au-delà du programme de la Ligue, Benzema a également 17,8 M€ restant à percevoir directement de la part de son club jusqu’au terme de son bail en 2027. Deux lignes de revenus, deux raisons distinctes de rester.
Sportivement, le natif de Bron pourrait légitimement se poser des questions sur la suite de son aventure saoudienne. Financièrement, en revanche, les dés semblent déjà jetés : rester s’impose presque comme une évidence comptable, quoi qu’en disent les rumeurs de départ qui alimentent la presse depuis la reprise. Le feuilleton n’est donc peut-être pas terminé — mais son issue, elle, paraît de plus en plus écrite d’avance.
