FC Nantes : le projet Tavares pris en défaut, les élus démentent l’avoir validé

Après le désaveu des salariés, un nouveau coup dur frappe le projet de rachat du FC Nantes. Paulo Tavares affirmait avoir obtenu l’aval des élus locaux. Ces derniers assurent ne jamais lui avoir parlé.
Le dossier se fissure un peu plus chaque jour. Selon des informations révélées par le podcast « Sans contrôle » et reprises par LiveFoot, le projet de reprise porté par Paulo Tavares indiquait que les élus locaux avaient été consultés et avaient validé la proposition faite à Waldemar Kita. Problème : ces mêmes élus ont publiquement nié s’être entretenus avec l’homme d’affaires ou l’un de ses associés.
Une affirmation à la fois lourde et embarrassante, alors que le dossier doit encore passer devant la DNCG. Le seul bémol est venu de Simon Reungoat, qui a évoqué des contacts indirects et informels avec certains proches de la mairie de Nantes. On est loin, très loin, d’une validation officielle.
Un document qui fait déjà jaser
Ce n’est pas le premier reproche adressé au projet. Depuis une semaine, le document de présentation transmis par Tavares circule sur les réseaux sociaux, et il est critiqué sur le fond comme sur la forme. Selon LiveFoot, il s’agirait d’un PowerPoint généré par intelligence artificielle, qui n’a convaincu grand monde. Sauf, visiblement, Waldemar Kita, décidé à vendre.
Personne ne l’avait vu venir de cette manière : un rachat à 100 millions d’euros annoncé en grande pompe fin septembre, puis rattrapé en quelques jours par une avalanche de doutes.
Le CSE, la tribune et maintenant les élus
Il faut dire que la liste des opposants s’allonge. Début octobre, le Comité social et économique du club a rendu un avis défavorable à l’unanimité, jugeant le projet bancal sur le plan financier comme sportif. La Tribune Loire, groupe de supporters, a elle aussi fait savoir son refus de voir le club passer entre les mains de ces repreneurs.
Et voilà que les institutions locales, que le projet présentait comme acquises, prennent elles aussi leurs distances. Pour un dossier qui doit rassurer la DNCG sur la solidité et la crédibilité de ses porteurs, le timing ne pouvait pas être pire.
La DNCG en arbitre
Car c’est bien là que tout va se jouer. Renforcée par la nouvelle législation sur le sport professionnel, la DNCG doit désormais examiner de près le sérieux des candidats au rachat. Un dossier émaillé d’affirmations contestées aura forcément du mal à passer le filtre.
Sur le terrain, les Canaris retrouvent la Ligue 2 ce week-end avec la réception de Reims à la Beaujoire. En coulisses, le feuilleton du rachat ressemble de plus en plus à un vaudeville. Et la pilule risque d’être dure à avaler pour Waldemar Kita, qui pensait enfin tenir la porte de sortie.
