Lionel Messi : un dernier but, des larmes et une phrase qui bouleverse l’Argentine
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Il n’y aura plus de Messi sous le maillot ciel et blanc. Pour son 208e et ultime match avec l’Albiceleste, la Pulga a marqué, fait marquer, puis prononcé des mots que tout un pays n’oubliera pas de sitôt.
C’est terminé. Mardi soir, au stade Monumental de Buenos Aires, Lionel Messi a disputé face au Bénin son dernier match avec l’équipe d’Argentine. Un but, le 126e de sa carrière internationale, et deux passes décisives selon L’Équipe : le capitaine n’a pas raté sa sortie. Ou plutôt, il l’a réussie comme il a réussi presque tout le reste, avec cette facilité qui désarme.
Lionel Scaloni l’avait pressenti quelques jours plus tôt, en conférence de presse : « Ce sera difficile de ne pas pleurer ce jour-là. » Le sélectionneur ne s’était pas trompé. Dans un Monumental plein à craquer (les billets s’étaient arrachés en moins de deux heures), les larmes ont coulé bien avant le coup de sifflet final, sur le terrain comme en tribunes.
Un adieu qui n’était pas prévu
Il faut rembobiner. Le 31 août, un mois après la finale du Mondial 2026 perdue face à l’Espagne, Messi annonçait sur Instagram la fin de sa carrière internationale. Sans match d’adieu. Sans cérémonie. C’est la Fédération argentine qui a voulu réparer cet oubli : son président, Claudio Tapia, a convoqué la légende pour ce qu’il a lui-même baptisé « le dernier tango ». Tous les champions du monde 2022 avaient été invités à l’accompagner.
Rarement un match amical aura pesé aussi lourd. Car face au Bénin, ce n’était pas une victoire que l’Argentine venait chercher. C’était un au revoir.
« La plus belle chose de ma vie »
Après la rencontre, micro en main, Messi a livré un discours d’adieu poignant. Il a décrit la sélection comme « la plus belle chose de ma vie » et confié que ne plus revenir fouler cette pelouse serait pour lui une immense douleur. Dans les tribunes, personne ne s’en est remis tout à fait.
Le numéro 10 en a aussi profité pour mettre fin à une polémique qui collait à la peau de l’Albiceleste depuis l’été. Interrogé sur les théories complotistes autour du parcours argentin au Mondial, il a balayé le sujet d’un revers de main : selon lui, il ne s’est rien passé d’anormal.
Vingt et un ans de légende
Les chiffres donnent le vertige. Une première sélection le 17 août 2005 contre la Hongrie. Un titre de champion du monde en 2022. Huit buts encore lors de la dernière Coupe du monde, dont un triplé contre l’Algérie, à 39 ans. Et désormais 208 sélections pour 126 réalisations.
Les hommages ont afflué toute la nuit. Neymar et Ángel Di María, compagnons de route et de rivalité, ont salué celui que la presse argentine présente déjà comme le plus grand joueur de tous les temps. Le vestiaire argentin, lui, va devoir apprendre à vivre sans son phare.
Une page se tourne
C’est peut-être là le vrai défi. Scaloni a commencé à intégrer de jeunes joueurs dans son groupe post-Mondial, et la hiérarchie de l’équipe va mécaniquement bouger. Plus de capitaine naturel, plus de recours ultime dans les matches fermés. Juste un vide. Immense.
Messi, lui, a choisi de partir debout, buteur et ovationné. Une sortie à sa mesure. Ou presque : il manquera toujours à cette histoire une seule chose, le temps d’en écrire un chapitre de plus.
