PSG : « Il accuse le coup », l’alerte lancée sur un pilier de Luis Enrique
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Buteur pour la première fois avec le Portugal cette semaine, titulaire face à la Norvège dimanche… et pourtant au cœur d’une vraie inquiétude. Vitinha intrigue, et un suiveur assidu du PSG a tiré la sonnette d’alarme.
Sur le papier, sa trêve internationale ressemble à une réussite. Vitinha a enfin trouvé le chemin des filets avec la sélection portugaise face au Danemark (ce qu’il a lui-même commenté d’un ironique « mieux vaut tard que jamais »), puis a débuté dimanche la victoire face à la Norvège, synonyme de qualification. Mais derrière les résultats, un constat commence à s’imposer : le milieu du PSG n’est plus tout à fait le même. C’est en tout cas l’avis tranché du journaliste Romain Beddouk, exprimé sur France Bleu et relayé dimanche soir par PlanetePSG.
« Je suis déçu de son niveau actuel »
Le journaliste n’a pas pris de gants. « Depuis le début de la saison, Vitinha n’est pas blessé mais on le sent émoussé physiquement. Il accuse le coup », a-t-il estimé, avant d’enfoncer le clou : « Je suis déçu de son niveau actuel. Il perd rapidement en lucidité pendant les rencontres, il fait des erreurs techniques qu’on ne lui reconnaît pas. »
Des mots forts. Surtout pour un joueur longtemps considéré comme le métronome intouchable du système parisien, celui par qui passe l’essentiel du jeu.
Le piège de l’indispensable
C’est là que le bas blesse. Car si Vitinha paraît à bout de souffle, c’est aussi parce qu’il ne souffle jamais. Romain Beddouk le souligne lui-même : Luis Enrique peine à se passer de lui et le fait jouer quasiment toutes les rencontres, ou peu s’en faut, souvent pendant 90 minutes. Résultat, selon lui, sa dépense d’énergie par match a nettement diminué.
Un paradoxe bien connu des grands clubs : plus un joueur est essentiel, plus il est exposé à l’usure. Et à 26 ans, après des saisons à rallonge entre club et sélection, le Portugais commence peut-être à en payer le prix. Pas de blessure, non. Mais une fatigue diffuse, plus difficile à soigner qu’une élongation.
Un mois d’octobre qui ne pardonnera rien
Le moment de ce diagnostic n’a rien d’anodin. Dès la reprise, le PSG retrouve la Ligue 1 face au Mans, avant d’enchaîner avec deux sommets européens contre le FC Barcelone et Manchester City. Exactement le type de rencontres où la lucidité dans les derniers mètres fait la différence, et où un Vitinha à 80 % pourrait coûter très cher.
Luis Enrique se retrouve donc face à un dilemme délicat. Préserver son maître à jouer en le faisant tourner, au risque de déséquilibrer l’équipe ? Ou continuer à l’aligner coûte que coûte, au risque de le voir s’éteindre au pire moment ?
Un débat qui ne fait que commencer
Tout le monde ne partagera pas l’analyse de Beddouk, bien sûr. Les plus optimistes rappelleront que Vitinha vient de marquer avec sa sélection et que les débuts de saison sont souvent poussifs pour les joueurs les plus sollicités. Mais le signal est envoyé, et il sera scruté.
Une chose est sûre : le prochain match du Portugais sous le maillot parisien sera regardé à la loupe. La balle est dans son camp.
