Bleus : trois matchs, trois buts, l’attaque de Zidane cale déjà
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Un but contre la Turquie, un contre la Belgique, un contre l’Italie. Sous Zinédine Zidane, les Bleus ne perdent pas, mais ils marquent au compte-gouttes. Un paradoxe pour une équipe construite pour attaquer.
Les chiffres sont là, implacables. Depuis l’arrivée de Zinédine Zidane, l’équipe de France a disputé trois matchs de Ligue des nations : victoire 1-0 en Turquie, victoire 1-0 en Belgique, puis nul 1-1 contre l’Italie vendredi au Stade de France. Trois buts en trois rencontres. Le bilan comptable est correct, avec 7 points et la première place du groupe. Le bilan offensif, lui, interroge, comme le soulève 20 Minutes ce samedi.
« On méritait mieux »
Côté joueurs, le sentiment dominant est celui d’une injustice. « On méritait mieux », résument les Bleus après le nul contre l’Italie. Il est vrai que la France a eu le ballon, qu’elle a poussé, créé. Mais le manque de réussite devant le but devient un refrain. Et un refrain qui dure trois matchs, ça commence à ressembler à une tendance.
Le paradoxe est d’autant plus frappant que le système de Zidane est résolument tourné vers l’avant. Vendredi, l’animation offensive reposait sur Ousmane Dembélé en pointe, Michael Olise à droite et Désiré Doué à gauche, avec Rayan Cherki en soutien. Du talent à revendre. Des buts, beaucoup moins.
Le vide laissé par Mbappé
Impossible d’analyser cette disette sans évoquer l’absence de Kylian Mbappé. Le capitaine avait inscrit le seul but face à la Turquie, son 67e en sélection, avant de se blesser au genou et de quitter le rassemblement. Depuis, les Bleus ont marqué deux fois en deux matchs.
De quoi alimenter le débat qui enflamme déjà les plateaux. Pour Daniel Riolo, sur RMC, Dembélé n’arrive pas à reproduire en bleu ce qu’il fait au PSG, et l’éditorialiste n’hésite plus à imaginer le Ballon d’Or sur le banc au retour de Mbappé. Zidane, lui, a assuré n’avoir rien à reprocher à son attaquant.
Un problème de finition, pas de création
La nuance compte. Les Bleus ne manquent pas d’occasions, ils manquent de réalisme. Olise a brillé vendredi, selon les notes du lendemain, et la connexion entre créateurs fonctionne par séquences. Mais au moment de conclure, la machine s’enraye. Un problème de réglage, ou plutôt de profil : il manque peut-être un finisseur pur dans ce dispositif.
Zidane, lui, ne s’affole pas. Le sélectionneur teste, change, observe. Il a déjà montré qu’il pouvait modifier presque toute sa composition d’un match à l’autre.
Lundi, l’occasion de se débloquer
Le prochain rendez-vous tombe à point nommé. Lundi au Stade de France, la Belgique se présentera sans Kevin De Bruyne ni Youri Tielemans, tous deux suspendus. Les Bleus, eux, seront privés de Dayot Upamecano. Une affiche diminuée des deux côtés, qui pourrait offrir à l’attaque française l’occasion de se libérer enfin.
Personne n’exige une avalanche de buts. Mais après trois matchs à un but, le public attend un déclic. Et Zidane le sait.
