Tottenham : Daniel Levy est parti avec 27 millions de livres, la facture qui fait grincer des dents
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Évincé de la présidence exécutive des Spurs en septembre 2025, l’homme fort du club pendant près d’un quart de siècle a touché une somme colossale lors de son départ. Une révélation qui tombe au pire moment, alors que Tottenham est lanterne rouge de Premier League.
Il y a des chiffres qui passent mal. Surtout quand l’équipe ne gagne plus.
Selon The Athletic, Daniel Levy a perçu 27 millions de livres sterling, soit environ 31 millions d’euros, lors de son départ de Tottenham en septembre 2025. La somme apparaît dans les comptes publiés par le club auprès de Companies House, le registre officiel des entreprises britanniques. D’après The Sun, il s’agirait du deuxième plus gros montant jamais versé à un dirigeant lors de son départ dans l’histoire de la Premier League.
Pas une indemnité négociée
Précision importante : selon The Athletic, cette somme ne relève pas d’une négociation de sortie. Elle correspond à l’exécution de son contrat en cas de licenciement, notamment via le plan d’intéressement à long terme du club. Autrement dit, Tottenham n’a fait qu’honorer ce qui était prévu noir sur blanc. Ce qui n’empêche pas les supporters de s’étrangler.
Au total, sur l’ensemble de son mandat, Levy aurait perçu environ 61 millions de livres en salaires, primes et autres rémunérations.
Un règne de près de 25 ans
Il faut dire que l’homme a marqué l’histoire du club. Arrivé aux commandes en 2001, Levy est devenu le dirigeant exécutif le plus ancien de Premier League. Réputé pour sa rigueur financière et son style de négociation redouté, il a transformé Tottenham en puissance commerciale mondiale, avec un stade et un centre d’entraînement parmi les plus modernes d’Europe.
Mais le bilan sportif est plus mitigé. Deux trophées seulement en près d’un quart de siècle, dont la Ligue Europa 2025, et un défilé d’entraîneurs limogés devenu la marque de fabrique de son époque. En septembre 2025, les propriétaires ont fini par le pousser vers la sortie, dans le cadre d’une vaste réorganisation de la direction.
Une révélation au pire moment
Le timing de cette révélation est cruel. Tottenham est actuellement dernier de Premier League, avec seulement deux points en cinq journées, malgré plus de 350 millions d’euros dépensés cet été. Roberto De Zerbi conserve pour l’instant le soutien de sa direction, mais la pression monte semaine après semaine.
Dans ce contexte, beaucoup de supporters se demandent si ces millions n’auraient pas été mieux utilisés ailleurs. La question est légitime, même si elle mélange deux époques et deux logiques budgétaires. La pilule, en tout cas, est dure à avaler.
Levy, toujours dans le paysage
L’ancien président n’a d’ailleurs pas complètement tourné la page. Plusieurs médias britanniques évoquent des négociations compliquées autour de la cession de sa participation résiduelle dans ENIC, la société mère du club. Un dossier qui continue de faire parler outre-Manche.
Le feuilleton Levy, lui, n’est visiblement pas terminé. Et dans le nord de Londres, on aimerait bien que les gros titres parlent enfin d’autre chose que d’argent.
