OM : après un été de disette, un mercato hivernal encore pire ?
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Huit départs. Zéro recrue. Le bilan du dernier mercato estival de l’Olympique de Marseille se résume en deux chiffres, aussi secs que révélateurs.
Et si Bruno Genesio a fini par se dire soulagé, presque étonné du dénouement, difficile d’imaginer que la fenêtre hivernale, qui s’ouvrira en janvier prochain, échappe totalement à cette même logique d’austérité. À moins que la Canebière ne réserve, comme souvent, son lot de surprises.
Un été sous perfusion, un hiver déjà scruté
Encadré de près par la DNCG sur sa masse salariale et ses indemnités de transfert, l’OM a vécu un mercato estival particulièrement éprouvant. Le club phocéen a dû se résoudre à vendre Quinten Timber à Crystal Palace pour 20 millions d’euros bonus compris, tout en résistant tant bien que mal aux sirènes anglaises pour conserver Igor Paixão, activement courtisé par Sunderland jusqu’au bout du marché. « C’était très chaud jusqu’au bout », a reconnu Genesio en conférence de presse, sans cacher son soulagement d’avoir gardé l’ailier néerlandais dans ses rangs.
Le message du technicien français, ou plutôt… son constat résigné, ne trompe personne : l’effectif marseillais reste, à ses propres mots, « amoindri » par rapport à ce qu’il espérait. Un aveu qui pèse lourd à l’approche de janvier, période où l’OM devra composer, une nouvelle fois, avec des moyens comptés.
Le vrai enjeu : vendre pour pouvoir recruter
Le feuilleton continue donc, mais sur un terrain différent de celui habituellement observé chez les Olympiens. Ça sent moins la razzia façon étés précédents que la gestion prudente, presque chirurgicale, des ressources disponibles. Sans ventes majeures d’ici janvier, difficile d’imaginer Pablo Longoria débloquer une enveloppe suffisante pour renforcer un groupe jugé trop court en profondeur par son propre entraîneur.
C’est là tout le paradoxe du prochain mercato d’hiver marseillais : l’urgence sportive est bien réelle, mais la marge de manœuvre financière, elle, reste résolument limitée. Un exercice d’équilibriste qui devrait, sauf coup de théâtre, orienter la stratégie du club vers des prêts, des opportunités à moindre coût, ou des départs stratégiques permettant de dégager un peu d’air.
Genesio, entre pragmatisme et ambition contenue
« Il faut continuer à avoir cet état d’esprit de travail », insistait Genesio à l’issue du mercato estival, appelant son groupe à tirer le maximum de ses ressources actuelles plutôt qu’à attendre un renfort providentiel. Une philosophie qui, en creux, prépare déjà les esprits marseillais à un hiver sans folie dépensière.
Ce qu’il faut retenir
- L’OM a bouclé son mercato estival avec huit départs et aucune arrivée
- Igor Paixão a résisté à l’intérêt de Sunderland
- Genesio juge son effectif « amoindri » par rapport à ses attentes initiales
- Le mercato de janvier dépendra largement de la capacité du club à générer des ventes
Un hiver sous contrainte, donc, plus qu’un hiver de folies. Mais à Marseille, l’histoire a déjà montré que les plans les mieux ficelés peuvent parfois voler en éclats dès les premiers jours de janvier.
