La short-list de Liverpool avec Barcola et…
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Neuf ans, 250 buts et des poussières, une Ligue des champions, deux titres de champion d’Angleterre. Mohamed Salah a tourné la page cet été, libre de tout contrat, direction – très probablement – l’Arabie saoudite. À Anfield, la question n’est plus de savoir s’il fallait le remplacer. Mais par qui.
Et là, forcément, ça se complique.
Car remplacer une légende, ce n’est jamais une simple ligne sur un tableau Excel. Liverpool le sait, et travaille désormais sur une liste élargie. Selon les informations parues dans la presse anglaise, les Reds passeraient au crible pas moins de six profils pour occuper le couloir droit laissé vacant par l’Égyptien. Six noms, six paris différents.
Le premier qui vient à l’esprit ? Bradley Barcola. L’ailier du Paris Saint-Germain, en quête de temps de jeu, coche beaucoup de cases : vitesse, percussion, marge de progression. Reste un détail, et pas des moindres. Le PSG le juge non transférable et n’ouvrirait la porte qu’au-delà de 130 millions d’euros — soit davantage encore que les 116 millions de livres investis par Manchester City sur Elliot Anderson. Autant dire que le dossier promet.
Mais voilà : Barcola est loin d’être la seule option sur la table.
Christian Pulisic, par exemple. L’Américain de l’AC Milan, brillant lors de ce Mondial, connaît déjà la Premier League pour son passage à Chelsea. Un profil expérimenté, immédiatement opérationnel. Dans un tout autre registre, Yankuba Minteh (Brighton) séduit par sa fougue et son prix plus abordable. Tout aussi surveillés : le Colognois Said El Mala, Bazoumana Touré (Hoffenheim) et le Lillois Matias Fernandez-Pardo, trois pépites que les recruteurs d’Anfield gardent à l’œil.
Six candidats, donc, aux styles et aux tarifs très éloignés. Du deal clé en main au coup à long terme.
Le rêve, lui, portait un autre nom. Michael Olise. Longtemps associé à Liverpool comme successeur idéal de Salah, l’ailier du Bayern semble aujourd’hui hors de portée — le Real Madrid en a fait l’amère expérience, se heurtant à la fermeté munichoise. Bref, il faudra faire sans.
Ce qui frappe, dans cette affaire, c’est la méthode. Plutôt que de mettre tous ses œufs dans le même panier, Liverpool ratisse large et se laisse des portes de sortie. Une stratégie prudente, presque défensive, qui traduit aussi la difficulté du marché : les grands ailiers, cet été, se comptent sur les doigts d’une main, et leurs clubs le savent parfaitement.
Alors, qui pour hériter du couloir de « Mo » ? Difficile de le dire à cette heure. Le profil Barcola fait rêver, mais son prix pourrait vite refroidir les ardeurs de la direction. Les alternatives, elles, offrent davantage de souplesse, quitte à sacrifier un peu de clinquant.
Une chose est sûre : le feuilleton ne fait que commencer, et chaque match de fin de Mondial peut rebattre les cartes. À Anfield, on scrute, on compare, on hésite encore. Le remplaçant idéal existe quelque part. Reste à mettre la main dessus.
