Hydroxychloroquine : le médicament ne peut plus être prescrit contre le coronavirus
Fin mars, la publication d’un décret permettait aux médecins prenant en charge les patients atteints du Covid-19 dans les hôpitaux, de leur prescrire de l’hydroxychloroquine. A la suite d’un avis publié hier par le Haut conseil de la santé publique, le gouvernement a abrogé ces dispositions dérogatoires. « Que ce soit en ville ou à l’hôpital, cette molécule ne doit pas être prescrite pour les patients atteints de COVID-19 », précise dans un communiqué le ministère de la Santé.
L’avis du HCSP recommandait de « ne pas utiliser l’hydroxychloroquine (seule ou associée à un macrolide) dans le traitement du Covid-19 » et « d’évaluer le bénéfice/risque de l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques ». Le groupe de travail du HCSP a conclu de manière collégiale à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le Covid-19 quelle que soit la gravité de l’infection.
Le HCSP avait été interpellé samedi par le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui lui avait demandé de proposer « une révision des règles de prescription » de divers traitements, dont l’hydroxychloroquine. La molécule est en effet encore plus controversée depuis la publication dans la revue médicale The Lancet d’une étude observationnelle pointant que ce médicament, seul ou associé à de l’azithromycine, pouvait être nocif et associé à un risque accru de problèmes cardiaques. Une étude que le Pr Didier Raoult a qualifiée de « foireuse ».
Il réagissait ce mardi sur son compte Twitter :
Concernant l’article du Lancet : il n’est pas possible qu’il y ait une telle homogénéité entre des patients de 5 continents différents. Il y a manipulation préalable, non mentionnée dans le matériel et méthodes, ou ces données sont faussées.
Cf Table S3 https://t.co/iWvufdAvHg pic.twitter.com/YGBhC20x3u— Didier Raoult (@raoult_didier) May 26, 2020
De son côté, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) lance une procédure de suspension des inclusions de patients dans les 16 essais cliniques menés en France sur l’hydroxychloroquine. « Cette mesure intervient dans l’attente de nouvelles données sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine chez les patients atteints par la COVID-19″ souligne l’ANSM. Mais les patients en cours de traitement dans le cadre de ces essais cliniques peuvent le poursuibre jusqu’à la fin du protocole.
SOMMAIRE :
- Chloroquine : l’OMS suspend ses essais cliniques
- Chloroquine : des effets secondaires cardiaques?
- Chloroquine : des effets psychiques ?
- Etude du Pr Raoult : quels sont les résultats ?
- Chloroquine et azithromycine : l’essai PREP Covid à l’AP-HP
- Chloroquine : une étude au CHU d’Angers
- Chloroquine : l’étude Discovery teste 800 patients européens
- Plaquenil et chloroquine : quels patients ?
- Quelle différence entre chloroquine et hydroxychloroquine ?
Chloroquine : l’OMS suspend ses essais cliniques
Par mesure de précaution, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué qu’elle suspendait « temporairement » les essais cliniques qu’elle mène avec plusieurs partenaires sur l’hydroxychloroquine. Cette décision, annoncée par le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse virtuelle le 25 mai, fait suite à la publication le […..]
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