Le ministère du Travail refuse la demande de chômage partiel d’Amazon
[Mise à jour le lundi 4 mai 2020 à 16h33] Amazon ne bénéficiera pas du système de chômage partiel en vigueur dans le cadre de la crise du coronavirus, et dont jouit plus d’un salarié du secteur privé sur deux. Si le géant du e-commerce a déposé sa demande de chômage partiel pour les milliers de salariés répartis sur les six sites en France le 30 avril, auprès du ministère du Travail, celle-ci a été rejetée. Ces informations ont été communiquées par l’AFP via Amazon et l’administration. « La récente décision de la Cour d’appel de Versailles a évidemment eu un impact sur notre activité en France (…). Dans ce cadre, nous avons également sollicité une aide, comme ont pu en bénéficier d’autres entreprises en France », a précisé la direction d’Amazon France dans un courriel. Le ministère du Travail n’a pas communiqué sur les motifs de son refus.
Petit séisme dans le monde du e-commerce français alors que le confinement a récemment été prolongé d’un mois. « Cette semaine, nous demanderons aux employés de nos centres de distribution de rester chez eux. » Sur le compte Twitter d’Amazon France, l’annonce est officielle en ce mardi 15 avril. Le géant du e-commerce va fermer ses centres de distribution suite à la décision du tribunal judiciaire de Nanterre, intervenue la veille. La justice a en effet sommé le mastodonte du e-commerce de réduire son activité à la réception et à l’expédition des produits alimentaires, médicaux et d’hygiène. « Considérant la complexité inhérente à nos activités logistiques et l’amende d’un million d’euros par infraction imposée par le tribunal, le risque de contrevenir à la décision était trop élevé », justifie la filiale française du site international de e-commerce. A noter, les produits livrés par les entreprises en direct, et non par Amazon, pourront continuer à l’être.
A la suite du jugement rendu par le tribunal judiciaire de Nanterre mardi 14 avril, nous devons suspendre temporairement les activités dans nos centres de distribution en France.
— AmazonNewsFR (@AmazonNewsFR) April 15, 2020
Au cours de la réunion du CSE Central qui s’est tenue dans l’après-midi du 15 avril, la CFDT Amazon France Logistique a laissé fuiter quelques informations sur les réseaux sociaux. Le syndicat a communiqué sur la prise en charge totale du chômage partiel par Amazon jusqu’au 20 avril inclus, y compris pour les intérimaires (majoration pour le travail de nuit, suppléance, primes T3). Dans une publication par le syndicat dans la soirée du 15 avril, on apprend que les sites logistiques de Montélimar, Lauwin-Planque, Sevrey, Boves, Saran et Brétigny-sur-Orge, devaient cesser leur activité le 16 avril à 10 heures.
D’après le syndicat, les services de réception et d’expédition seraient concernés par les mesures de chômage partiel. Seuls les services de maintenance, informatique, encadrement et safety seraient présents dans les centres de distribution. La CFDT ajoute que les salariés d’Amazon ayant joui de leur droit de retrait n’ont pas besoin de […..]
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