Hybridation : comment naviguer entre pièges et bonnes pratiques ?
L’adoption du cloud s’est accélérée au cours des dix dernières années, cette technologie est désormais totalement acceptée et intégrée par les professionnels comme par les particuliers. De nombreuses entreprises ont même abandonné leurs infrastructures sur site au profit d’architectures à 100% hébergées dans le cloud public. Mais cette stratégie semble d’ores et déjà avoir atteint ses limites….
L’heure n’est plus au « Tout cloud »
Selon l’étude Truth in Cloud 2019, moins de 10% des entreprises interrogées optent aujourd’hui pour le Tout Cloud. Que ce soit pour des raisons de performance ou de législation, les architectures 100% cloud public perdent maintenant du terrain au profit de l’hybridation, notamment sur les marchés les plus exigeants en matière de confidentialité, comme la finance ou encore la santé.
Et pour cause, les environnements hybrides permettent d’allier le meilleur des mondes et de profiter des avantages de chaque technologie. Par exemple, les données et les workflows les plus critiques peuvent être conservés sur site afin d’assurer une meilleure confidentialité et réduire les temps de latence. En parallèle, les données les moins sensibles, qui représentent souvent de gros volumes, peuvent être traitées via le cloud public, dans un soucis de contrôle des coûts et d’optimisation des infrastructures.
Mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver ! Pour définir quelles applications et données héberger sur site ou dans le cloud, les entreprises peuvent s’inspirer de la stratégie mise en place par le secteur public français, qui applique le concept des « 3 cercles de confidentialité ».
- Le premier cercle concerne les données les plus sensibles, à la fois en termes de disponibilité et de confidentialité. Elles doivent être conservées sur site – ou dans un cloud privé – et doivent être soumises à des règles de sécurité très strictes. Concrètement, pour les services publics, c’est aux ministères qui possèdent leurs propres infrastructures de proposer une offre d’hébergement aux autres ministères.
- Le deuxième cercle comprend des données moins sensibles, mais tout aussi importantes au bon fonctionnement de l’entreprise., avec des contraintes spécifiques comme la géolocalisation. Dans le cas des services publics français, le choix a été de confier à un prestataire privé la construction et la gestion d’un cloud “dédié à l’état“ avec un niveau de sécurité et de confidentialité élevé.
- Le troisième cercle concerne les données et les applications les moins importantes, mais dont la pérennité doit tout de même être assurée. Elles peuvent tout naturellement être traitées via des offres de services de cloud public, selon les différentes caractéristiques de coût et de performance recherchées.
Comment créer de la valeur grâce à l’hybridation ?
Si les avantages de l’hybridation sont devenus évidents, son implémentation comporte toutefois quelques zones d’ombres et pièges à éviter.
Le premier point de vigilance réside dans la migration des données et des applications d’un cloud public à une infrastructure sur site, et inversement. Pour les applications les plus critiques, les flux de données sont particulièrement sensibles et doivent être garantis de manière optimale, avant, pendant et après la migration. Il faut bien entendu aussi s’assurer que les différents outils […..]
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