Cloud : Microsoft, mauvais élève de la communication de crise
Amazon Web Services (AWS), Google Cloud ou encore OVHCloud ont déjà tous largement détaillé leur plan de continuité d’activité pour faire face à la crise du Covid-19. C’est au tour de Microsoft de préciser les mesures prises pour maintenir les opérations de ses activités de cloud. Une communication que certains pourraient juger tardive. D’autant plus que l’une des briques phares d’Office 365 était touchée par une panne le 16 mars dernier. Confronté à un afflux massif de nouveaux utilisateurs en quête d’outils de télétravail, Microsoft Teams essuyait ce jour-là de nombreux dysfonctionnements relayés sur Twitter : problèmes d’envoi de message, de création de nouvelles équipes, de partage d’écran… La panne, qui a duré plusieurs heures, a été réparée dans le nuit du 16 ou 17 mars.
Un post publié le 21 mars
Face à cette crise, « nous monitorons activement la performance et les tendances d’utilisation (de nos services cloud, ndlr) 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour nous assurer de les optimiser pour nos clients partout dans le monde tout en répondant à de nouvelles demandes », assure l’équipe du cloud Azure sur son blog officiel, dans un post daté du 21 mars. Avant d’ajouter : « Nous travaillons en étroite collaboration avec les organismes de premier secours et les agences gouvernementales essentielles pour nous assurer de prioriser leurs besoins (en termes de ressources informatiques, ndlr) et de leur fournir un support complet. » Rappelons que l’offre cloud de Microsoft recouvre le IaaS Azure, mais aussi Office 365 et le progiciel Dynamics 365 qui tous deux s’adossent au premier.
« La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d’urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles »
Qu’en est-il des régions du cloud de Microsoft basées en France ? « Nous travaillons en partenariat avec les gouvernements locaux pour faire en sorte que nos centres de données répartis à travers le monde soient pourvus en personnel et pleinement fonctionnels », ajoute l’équipe Azure. Un plan de continuité d’activité qui vaut évidemment pour les deux infrastructures françaises d’Azure, déployées en Ile-de-France et à proximité de Marseille. Et l’équipe Azure de préciser : « En cas de contraintes de capacité IT sur telle ou telle région, nous avons établi des critères clairs pour prioriser les nouvelles ressources informatiques au regard du besoin. La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d’urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles. »
Nous avons contacté Microsoft France dès le 17 mars pour connaitre plus précisément les mesures prises en vue d’assurer la continuité d’activité des régions Azure basées dans l’Hexagone. La filiale ne nous a toujours pas répondu à l’heure de la publication de cet article.
Vers une remise en cause des offres gratuites ?
Microsoft précise également accorder une priorité aux télétravailleurs. Objectif : faire en sorte qu’ils « restent opérationnels via les fonctionnalités principales de Teams ». Une manière pour Redmond de faire amende honorable suite à la panne du 16 mars.
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