Dyspraxie : comment savoir si mon enfant en souffre ?
Cette adolescente de 17 ans a séduit les coachs samedi soir avec sa reprise originale du morceau Poker Face de Lady Gaga. Après beaucoup de travail. Et pour cause : Isilde souffre de dyspraxie, un handicap qui l’empêche de réaliser de nombreux gestes quotidiens. » Je suis très très maladroite, j’ai du mal à faire des trucs tout bêtes comme mes lacets, dissocier la droite de la gauche, avoir des repères dans le temps… J’ai une notion du temps très approximative. Ce sont des trucs bêtes, mais qui, dans le quotidien, prennent une place assez importante », a-t-elle confié au site Purepeolple.com
La dyspraxie, qu’est-ce que c’est ?
La dyspraxie, comme tous les troubles dits » Dys », est un trouble cognitif spécifique développemental. La dyspraxie se manifeste par des troubles du développement moteur avec notamment, l’apprentissage de gestes, l’acquisition des coordinations sensori-motrices (lorsque l’on souhaite atteindre un objet que l’on a localisé) ainsi que les fonctions visio-spatiales (qui permettent de s’orienter dans l’espace, de percevoir les objets de notre environnement et d’imaginer mentalement un objet physiquement absent). Enfants et adultes peuvent être concernés par la dyspraxie. On estime qu’elle touche entre 1 et 6 % de la population en âge scolaire. Les garçons étant plus touchés que les filles (de 3 à 5 garçons pour 1 fille).
Les symptômes de la dyspraxie
Les symptômes de la dyspraxie sont présents dès les premiers stades du développement et se manifestent par des retards psychomoteurs prononcés, une maladresse importante ainsi qu’une dysgraphie (trouble spécifique de l’écriture). On retrouve ainsi une difficulté :
– dans l’apprentissage des gestes tels qu’apprendre à s’habiller, utiliser ses couverts, se servir à boire, lacer ses chaussures, se coiffer…
– dans les activités de motricité fine comme l’écriture, le dessin, le coloriage, le découpage… ainsi que dans l’utilisation et la réalisation de documents visuels, spécialement ceux comportant des informations spatiales (tableaux, courbes, graphiques, etc..)
– dans les jeux (jeux de construction, poupées, billes, manipulation d’une manette de jeux…) et les loisirs : pratique d’un sport, d’un instrument de musique, travaux manuels…
– dans l’espace : des difficultés pour se repérer dans l’espace, en particulier pour se déplacer dans des lieux peu familiers, se repérer sur un plan…
– dans l’impossibilité d’une prise de note lisible et rapide : les écrits produits sont alors inutilisables pour réviser, apprendre ou restituer ses connaissances lors des contrôles.
Dans ce contexte, les activités motrices de la vie quotidienne mettent facilement en échec (notamment scolaire) et limitent la participation aux activités ludiques. La maladresse peut alors contribuer à l’isolement. Les difficultés visio-spatiales peuvent également entraîner une impossibilité à se déplacer vers des lieux inconnus, sans être accompagné, à se repérer sur un plan de quartier ou de transports en commun limitant ainsi les possibilités de déplacement autonome.
Les conséquences fonctionnelles peuvent quant à elles résider dans une lenteur, une grande fatigabilité et une situation d’échec scolaire. Par ailleurs, ces personnes peuvent rencontrer des troubles de l’organisation qui […..]
Source:: Dyspraxie : comment savoir si mon enfant en souffre ?

