Ce que nous ne mangeons pas est aussi important que ce que nous mangeons !
« Dans de nombreux pays, une mauvaise alimentation cause plus de décès que le tabagisme et l’hypertension artérielle« , assure Ashkan Afshin. Interrogé par CNN, ce professeur adjoint à l’Institut pour la Mesure et l’Évaluation de la Santé de l’Université de Washington (États-Unis) développe les conclusions de son étude, publiée dans The Lancet en avril dernier. Selon ses recherches, le manque d’aliments sains dans notre alimentation, ainsi qu’un apport en sel trop important, sont aussi impactant sur notre santé que la consommation de viandes rouges ou de boissons sucrées.
Ashkan Afshin et ses collègues ont examiné 15 facteurs de risque liés à l’assiette, ainsi que leur impact. Les conséquences des alimentations riches en viandes rouges et transformées, en boissons sucrées, en acides gras trans et en sel (déjà connues pour leurs effets néfastes sur la santé) ont été comparées à celles d’un régime pauvre en aliments sains (fruits, légumes, céréales complètes, calcium, noix et graines, fibres, légumineuses, acides gras oméga-3, etc.).
Trois facteurs responsables
À l’exception du sel, danger clé dans la plupart des pays étudiés, une alimentation riche en produits transformés se situait en bas du tableau des risques. En fait, plus de la moitié des décès liés à la façon de s’alimenter en 2017 étaient dus à trois facteurs : trop de sel, pas assez de grains entiers et pas assez de fruits.
La même année, 10 millions de décès ont été le résultat d’une maladie cardiovasculaire. Le cancer était quant à lui responsable de 913 000 décès. Le diabète de type 2, de 339 000. Au total, 66 % des incapacités liées aux maladies chroniques étaient dues à ces trois facteurs. « Fait intéressant, l’obésité n’était pas un facteur de premier plan, puisqu’elle se classait sixième sur la liste des risques mondiaux de maladie », note Ashkan Afshin, toujours au média britannique.
Le manque de grains entiers dans nos repas est particulièrement pointé par l’étude. Celle-ci montre d’ailleurs que ce n’est pas que nous ne mangeons pas de céréales, mais que ces dernières sont transformées, peu nutritives et trop caloriques. Sollicité par CNN, Andrew Reynolds, chercheur à l’Université d’Otago (Nouvelle-Zélande) et auteur d’une étude sur le sujet, met en garde : de nombreux produits étiquetés « grains entiers » ne le sont pas. « Les grains entiers sont inclus dans les produits ultra-transformés, qui peuvent être finement broyés et auxquels ont été ajoutés du sodium, des sucres libres et des graisses saturées », explique-t-il.
Différents enjeux selon les pays
L’Ouzbékistan est le pays qui a enregistré le plus grand nombre de morts liées à l’alimentation, suivi de l’Afghanistan, des Îles Marshall, de la […..]
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