Comment contrôler ses envies de manger
Réflexion blessante (colère), surcharge de travail (stress, fatigue), manque d’occupation (ennui) ou mauvaise nouvelle (anxiété), et voilà une cruelle envie de descendre une tablette de chocolat ou un paquet de cookies. Face à une émotion négative, on a en effet tendance à chercher du réconfort dans les aliments gras et sucrés. Ceux-ci entraînent une sensation d’apaisement, mais qui ne dure pas, et qui peut même déboucher sur un sentiment de culpabilité, nouvelle émotion négative délétère… Un cercle vicieux dont on n’a pas toujours conscience. Jusqu’à ce que la balance nous signale qu’il y a quelque chose qui cloche.
« Une compulsion alimentaire, c’est un moment de perte de contrôle, où l’on mange sans faim réelle, plus que ce que l’on aurait souhaité » , explique le Dr Isabelle Huot, médecin nutritionniste au Québec. Cela nous arrive à tous de temps en temps. Mais si ces dérapages deviennent nombreux et récurrents, qu’on se sent incapable d’arrêter, l’accompagnement d’un spécialiste des troubles du comportement alimentaire peut être nécessaire. Avant d’en arriver là, il existe de nombreuses techniques pour ne plus « manger ses émotions ». Prendre du recul, analyser son comportement alimentaire et comprendre les raisons de ces dérapages, permet de mettre en place une stratégie pour les déjouer. Voici 12 astuces pour briser le cycle des compulsions alimentaires.
On arrête de s’imposer des restrictions
« Quand on s’interdit un aliment, une crème glacée par exemple, on développe une obsession pour celui-ci, on y pense tout le temps, et on finit par craquer… en grande quantité ! » prévient le Dr Isabelle Huot. Là où on aurait pu se contenter de deux boules de glace en temps normal, c’est la moitié du pot qui y passe. Et pour peu que cela arrive après une restriction calorique, le corps va stocker davantage en prévision d’une prochaine « famine ». Bref, pas de régime restrictif et pas d’aliment interdit car, insiste l’experte, ils mènent tous aux frustrations qui débouchent sur des dérapages délétères.
On s’autorise même des petits plaisirs gourmands
« Si vous avez très envie d’un gâteau au chocolat à midi et que vous vous l’interdisez, il y a fort à parier que vous vous vengerez sur une tablette de chocolat en rentrant le soir », analyse la nutritionniste. Quand on a envie de quelque chose de gras et sucré, on fait le point sur ses sensations : est-ce une vraie faim ou une émotion qu’on cherche à apaiser ? Les petits plaisirs sont permis dans le cadre d’une alimentation équilibrée. « Si on s’offre une part de gâteau au chocolat, on aura tout naturellement envie de choses plus légères au repas suivant », rassure la pro. Et le chocolat, du même coup, ne sera plus une « obsession ».
On ne compte pas les calories
« Les restrictions ne permettent pas de perdre du poids sur le long terme. Il faut être connectée à ses sensations, manger quand on a faim et arrêter de manger quand on est rassasiée », explique le Dr Isabelle Huot. Pas simple pour celles qui sont habituées à suivre des régimes. La spécialiste conseille alors de tenir un <a target="_blank" href="https://www.topsante.com/minceur/regimes-minceur/reussir-son-regime/perte-de-poids-comment-rendre-un-journal-alimentaire-efficace-244843" […..]

